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PRÉSIDENTIELLE SÉNÉGALAISE: Les chances et les handicaps de Wade et Sall

 

Sur la longue route vers le ballottage.

Le coordonnateur du Forum Civil, Me Mouhamadou Mbodj, met en exergue les “bonnes” et les “mauvaioses” cartes des deux candidats du second tour de la présidentielle sénégalaise.


Selon l’analyse de Me Mouhamadou Mbodj sue Abdoulaye Wade, ce dernier “a presque épuisé sa marge d’alliance au deuxième tour. Si on regarde dans son giron libéral, c’est seulement Idrissa Seck qu’il pouvait entraîner, mais le porte-parole de ce dernier avait clairement dit qu’il soutiendrait le candidat de l’opposition le mieux placé, et donc Macky Sall. Cela ferme toute possibilité de discussion avec Abdoulaye Wade. Moustapha Niasse a rappelé la même chose. La marge de manoeuvre de Wade c’est de remobiliser, parce qu’il y a eu 60% de taux de participation. Il reste une marge de 40%, pourquoi ces 40% n’ont pas voté. A mon avis, c’est parce qu’il y a eu toute une campagne pour installer dans la tête des Sénégalais que la procédure électorale n’était pas fiable. Si cet électorat n’a pas voté c’est parce qu’il s’interrogeait sur l’utilité du vote qui risquait d’être détourné. Si ces gens reviennent, il risque de voter pour Macky Sall. C’est un gros problème pour Wade“.

Concernant Macky Sall, sa difficulté réside dans la manière dont il va s’y prendre pour se rapprocher d’avec les autres coalitions qui étaient ses adversaires, parce que dans leur mission commune à travers le Mouvement des forces vives du 23-Juin (M23), il y a eu des divergences profondes, a expliqué M. Mbodj.

Son score dépendra de la manière dont il va s’y prendre parce qu’on lui a reproché d’avoir fait cavalier seul, d’être parti en campagne alors qu’il avait fait la déclaration du 2 février. Il a assumé ses choix, mais aujourd’hui qu’ils se parlent“, a-t-il souligné.

Revenant sur le choix des Sénégalais pour le vote de Macky Sall, M. Mbodj a expliqué que “dès qu’il est sorti du gouvernement, il a créé son parti. Il a commencé à faire le tour du Sénégal. Cela contrairement à Idrissa Seck qui a été victime du système Wade, exclu, persécuté, emprisonné, il est toujours revenu pour négocier avec Wade. Ces va-et-vients ont semé le doute sur sa capacité à rompre d’avec le wadisme, non pas seulement avec Wade“, a-t-il dit.

Selon Mouhamadou Mbodj, le fait d’avoir préféré Macky Sall “aux vieux routiers de l’opposition” montre “une volonté du peuple de rester dans la dynamique des changements ouverts en 2000. Les Sénégalais sont déçus de Wade, mais rêvent toujours de changements”.

Pour M. Mbodj, ‘élection de dimanche 26 février a montré que le peuple sénégalais “préfère les voies démocratiques comme modes de résolution des crises politiques et non la rue“.

 

 

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