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MAROC: Grâce du pédophile Daniel Galvan Fina – Même le roi “re…cul”!

De grâce, non au pédo…feeling!

Le printemps arabe frapperait-il à nouveau aux portes du royaume chérifien? Depuis quelques jours, le peuple marocain semble avoir choisi la rue, pour se rappeler aux bons souvenirs du roi.

altComme au début du printemps arabe, c’est encore les internautes qui ont sonné le rassemblement. La rue a tout de suite pris le relais pour porter haut la désapprobation du peuple marocain face à la grâce royale accordée à Daniel Galvan Fina, un ressortissant espagnol condamné à 30 ans de prison pour pédophilie.

La spontanéité et l’ampleur de la manifestation ont visiblement pris de cours les autorités du royaume, à commencer par le roi Mohammed VI, qui a dû prendre la parole immédiatement pour tenter de calmer la colère des manifestants. Le roi a déclaré, pour sa «défense», qu’il n’avait pas été informé de cette libération, et qu’il ignorait tout de l’atrocité des crimes commis par cet homme de nationalité espagnole.

Le roi a reculé certes, mais il a aussi montré par ce geste qu’il est un homme, et donc capable de se tromper ou d’être trompé. Quoi qu’en soit, Mohammed VI a décidé de faire marche arrière, et de retirer la grâce royale accordée à ce pédophile multirécidiviste. Cette reculade amène néanmoins à se poser deux questions.

Primo, le roi est-il sincère quand il déclare n’avoir pas été informé de la libération de cet individu? Pas si sûr. Dans le cas contraire, la question de la sincérité des actes royaux se poserait immédiatement. Quel crédit faut-il désormais accorder à un document portant la signature du roi? Et même s’il est vrai que les charges de ce dernier ne lui permettent pas de tout superviser, et qu’il est bien obligé de déléguer certaines tâches, il est tout aussi vrai (le cas présent le confirme), que ses proches collaborateurs peuvent lui faire signer n’importe quel document engageant le royaume.

Secundo, la reculade de Mohammed VI a-t-elle été inspirée par la colère de la rue qui rappelle étrangement ce printemps arabe dont il avait su préserver son trône au moyen de quelques subtils réajustements et de concessions au niveau de la Constitution marocaine?

Cela est possible et même fort probable. On ne peut en tout cas s’empêcher de penser que, dans cette affaire de pédophile libéré, l’enjeu du trône tient une large part dans la décision du roi. Mais au-delà de ce sentiment, c’est plutôt le courage du roi et son humilité qu’il convient de saluer.

Le roi a reculé certes, mais il a aussi montré par ce geste qu’il est un homme, et donc capable de se tromper ou d’être trompé. Cela est tout à l’honneur de Mohammed VI, car est grand aussi, celui qui sait comprendre les sentiments des plus petits. Bref, une faute reconnue est à moitié pardonnée ; et il est fort possible que le peuple marocain ne lui en voudra pas de s’être trompé. Il lui reste toutefois, cette équation à résoudre: comment réparer concrètement cette bavure?

Le roi d’Espagne qui dit lui aussi n’être pas au courant de la nature du crime reproché à Daniel Galvan (même si le nom de ce dernier figurait sur une liste de détenus espagnols, libérables, qu’il a lui-même transmis à Mohammed VI), se dit disposé à tout mettre en œuvre pour permettre de retrouver le pédophile et à faire en sorte qu’il purge sa peine en Espagne. Il faut signaler que le peuple espagnol est à son tour descendu dans la rue pour désavouer la libération de cet homme. Après Mohammed VI, c’est donc au roi d’Espagne de faire amende honorable devant son peuple. Souhaitons que ce bel exemple d’humilité et de courage du monarque marocain inspire les autres dirigeants africains.

Après cet épisode, les populations africaines devraient redoubler de vigilance dans la traque et la répression de ces pédophiles qui, fuyant la rigueur de la justice occidentale, semblent avoir choisi l’Afrique comme nouveau terrain de chasse.

GUINEE: Encore des manifestations de rue contre les coupures de courant!

COTE D’IVOIRE: 53ème anniversaire de l’indépendance