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ECONOMIE INTER-AFRICAINE – Une zone de libre-échange: de l’utopie?

Le PIB par habitant en Afrique augmenterait de 30%.

Les chefs d’Etat africains ont des plans ambitieux visant à créer une zone de libre-échange, regroupant 26 pays et plus de 600 millions de personnes sur le continent.

 

Au début de cette année, les chefs d’Etat africains avaient annoncé des plans pour une zone de libre-échange (FTA) d’un trillion de dollars dans trois communautés économiques régionales existantes, notamment le Marché commun pour l’Afrique orientale et australe, la Communauté d’Afrique de l’est et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Cette FTA, qui dispose actuellement d’un produit intérieur brut (PIB) de 650 milliards de dollars, facilitera le mouvement sans droit de douane et sans contingentement des biens d’ici à 2014, des services et des hommes et femmes d’affaires d’ici à 2016 ainsi qu’une zone économique et monétaire dans toute l’Afrique d’ici à 2025.

Des partisans du projet, comme le ministre sud-africain du Commerce et de l’Industrie, Rob DaviesDavies, espèrent que cet accord renforcera considérablement le commerce interrégional et atteindra un PIB de 1,5 trillion de dollars au sein de la zone d’ici à 2015.

Cette FTA nous conduira sur une nouvelle voie de croissance, ce qui est important en termes de création d’emplois et de développement industriel“, estime Davies. Il espère que la production économique au sein de la zone augmentera de 50% au cours des 5 prochaines années, avec une croissance économique annuelle moyenne de 5,5%.

Le PIB par habitant en Afrique augmentera de 30%“, a en outre prédit le ministre.

Il y a quelques avantages évidents pour une zone de libre-échange en Afrique. Plusieurs économies africaines sont si minuscules qu’elles ne sont pas viables seules. Les recettes des pays comme le Malawi, le Mozambique et le Lesotho représentent moins de 4% des recettes totales de la SADC, par exemple. Le regroupement des marchés régionaux peut aider à tirer profit des nouvelles opportunités de croissance.

A l’échelle régionale, nous aurions une importante poussée“, a affirmé Davies qui a également reconnu un certain nombre de défis que la zone de libre-échange aura à relever, notamment des structures de production peu diversifiées et sous développées, des infrastructures inadéquates, la prévalence des barrières non tarifaires et le manque de structures de gouvernance commerciale.

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