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ZIMBABWE: Le musicien Tendai Maraire – “Mugabe savait ce qu’il faisait” (Vidéo)

Or Maraire… “Tendai” la main à Mugabe?

Tendai Maraire parle de son dernier album, “Chimurenga Renaissance”, sorti l’année dernière chez Maraire Entreprises et intitulé dans l’esprit de la lutte pour l’indépendance du Zimbabwe, qui a duré de 1966 à 1980.

altChimurenga, qui signifie “lutte” en shona, est un thème essentiel dans l’œuvre américano-zimbabwéenne. Sur son single intitulé “Boom”, Tendai Marraire déclare: “Je voulais être très franc et droit au but et aborder certaines questions qui, selon moi, devaient être soulevées“.

Certains de ces questions peuvent être considérés comme étant pro-Robert Mugabe, qui est président du Zimbabwe depuis 1980 et qui est accusé par les opposants de violations des droits de l’homme. Dans un couplet, Maraire rappe : “Ce nigga de Mugabe pourrait provoquer la révolution“. Et dans un autre: “Mugabe savait ce qu’il faisait quand il a chassé les blancs“.

Selon Maraire, Mugabe a été diabolisé par ses adversaires politiques, occultant ainsi ses réalisations pour le pays et son peuple. Pour le musicien, il est certes vrai que que le Zimbabwe connait des difficultés sociales et politiques depuis la fin du régime assimilable à l’apartheid de Ian Smith, mais l’on ne saurait laisser l’esprit de ceux qui ont lutté pour rétablir le droit des Zimbabwéens à l’autodétermination tomber dans les oubliettes de l’histoire.

Le nouveau mouvement d’appropriation en Afrique, notamment que l’Afrique soit notre propre terre, sans toutefois compromettre nos croyances. Je pense que ce que [Mugabe] a fait, en prenant la défense du peuple, est tout simplement incroyable. C’était de l’inédit. Il ne s’agissait pas de déclencher une énorme guerre ou quoi que ce soit, c’était juste une façon de dire: “Ceci [cette terre] nous appartient”, lâche Maraire.

Dans un premier temps, “Boom” résonne juste un peu comme un morceau de hip-hop qui se joue dans les clubs. Et c’est exactement ce que recherchait Tendai Maraire. “Les choses sur quoi on danse aujourd’hui son différentes de ce dont on avait l’habitude. Lorsque j’ai eu l’âge où je pouvais apprécier la musique, on dansait aux rythmes de chansons sur la guerre, de chansons sur les bébés ou de chansons sur l’amour. Dans l’ensemble, c’était dansant.

Le musicien considère Bob Marley comme un exemple. “Il avait une chanson qui portait sur les luttes politiques en Éthiopie [mais] ça ne voulait pas dire que vous ne pouviez pas danser sur la musique“, dit Maraire, qui a estimé qu’il s’avérait nécessaire que “Boom” soit tout aussi dansant, mais porteur d’un message.

Le clip de “Boom” a été tourné en 2012 à Snake Park, une banlieue de Harare. “J’aime le fait que Snake Park abrite à la fois des maisons modernes en briques et… des huttes“, explique Maraire, persuadé que le contraste montre un côté du Zimbabwe – et de l’Afrique dans son ensemble – que beaucoup de gens en Occident ignorent.

Si vous faites attention, il y a une BMW en arrière-plan dans l’une des prises de vues. Il y a eu un débat quant à savoir s’il fallait l’enlever et j’ai dit: “Non laissez-la, pour que les gens sachent que nous avons des voitures!”

(Vidéo de “Boom”))

http://www.youtube.com/watch?v=bmuKI5d9p2Q

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