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TOGO: L’opposition contestataire marche pour faire plier le régime

La rue remue!

La rue, la rue et la rue, c’est finalement ce à quoi l’on peut résumer la stratégie de l’opposition togolaise pour faire plier le régime de Faure Gnassingbé.

altAinsi face à l’appel de la CENI au dépôt des candidatures en vue des Législatives à venir, l’opposition contestataire togolaise, aujourd’hui incarnée par le CST (Collectif Sauvons le Togo) et la Coalition Arc-En-Ciel qui se refusent de déposer quelque candidature que ce soit sans dialogue préalable avant l’échéance du 10 juin qui est fixée par la CENI, n’a trouvé autre alternative que d’appeler à une grande marche éclatée,  vendredi 7 juin 2013.

Les deux regroupements appellent ainsi les «femmes, commerçantes, revendeuses, ménagères ; travailleurs des secteurs public, parapublic, privé, informel ; gendarmes, policiers, militaires, gardiens de préfecture ; jeunes, élèves, étudiants, chômeurs, zémidjans ; paysans… », à ne pas ou à ne plus accepter « qu’on arrête, emprisonne, torture et tue des citoyens innocents que le pouvoir UNIR/RPT/UFC sacrifie cyniquement à la place des vrais incendiaires de marchés qui sont dans ses propres rangs ! », « que les étudiants, fonctionnaires et toute la population soient affamés et réduits à la misère par la minorité de corrompus au pouvoir qui pillent et s’accaparent des richesses qui appartiennent à nous tous ! », « qu’on nous impose à nouveau des élections truquées avec des morts par centaines pour maintenir en place un régime dictatorial vieux de 50 ans dont nous ne voulons plus !

Il est à noter que cette nouvelle marche, selon les organisateurs, a pour finalité de réclamer « la libération inconditionnelle et immédiate du Chef d’escadron Olivier Poko AMAH, Abass Frédéric KABOUA et de tous les militants arbitrairement arrêtés et détenus ! », d’exiger « des salaires, bourses, allocations et indemnités à tous ceux qui les réclament, tout de suite ! », à exiger « la fin de l’impunité : arrestation et jugement des vrais incendiaires de marchés et autres criminels d’Etat ! » et « la fin de l’instrumentalisation de la Justice ! ».

Et pour quadriller Lomé ce vendredi, l’on entend démarrer la marche dite pacifique qui devra aboutir sur l’esplanade du Palais de Justice de Lomé à plusieurs endroits dont, Place Bê Kondjindji, Marché d’Amoutivé, Poste de Nyékonakpoé, Place Senghor (Devanture Bar 3K), Carrefour Mèche Amina et CEET d’Akossombo.

Reste à savoir si le gouvernement togolais n’apposerait pas une nouvelle fois une interdiction comme ce fut le cas des deux derniers jours des dernières manifestations que le CST et la Coalition avaient entrevu de faire.

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