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TOGO: Faure Gnassingbé et son printemps sahélien

Gnassingbé reste-t-il l’homme “Faure” du Togo?

Les jours ne sont pas tranquilles au Togo, ces dernières semaines, particulièrement à Lomé. Le Collectif “Sauvons le Togo” (CST) et toute la galaxie anti-Faure n’ont pas desserré les dents, et ont fait monter davantage le mercure socio-politique. Cran après cran, le CST exige maintenant le départ du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

Le casus belli a été, d’abord, ces lois votées à l’Assemblée, sans évidemment le quitus des députés de l’opposition, sur le code électoral et le découpage administratif; enfin, les nouveaux linéaments d’un pouvoir ad vitam aeternum pour celui qui a repris le sceptre de son père il y a deux ans, ébauchés le 13 septembre dernier par le pouvoir, ont été pain bénit pour ses contempteurs.
La loi disposant pour l’avenir, pas besoin d’être un Paganini du droit pour comprendre que l’actuel locataire de Lomé II est parti pour une 3e, voire une 4e levée, à partir de 2015.

Cette perspective donne de l’urticaire à Jean-Pierre Fabre et Cie, et le pouvoir a beau dire que le saut du verrou de l’article 59 donne la chance à tous les candidats, il est évident que c’est Faure qui part favori dans la prochaine course présidentielle.

Ces opposants enjoignent à ce dernier de se retirer en 2015. Il n’est pas jusqu’aux femmes du CST et de la coalition “Arc-en-ciel”, habillées en rouge, qui n’aient donné de la voix: que ce soit au marché de Sigamé, aux abords du quartier Bè ou au rond-point de la Colombe de la Paix, la gent féminine a fait un remake de la révolte des Loméennes, par un concert de casseroles non pas pour l’abbodè (indépendance), mais pour l’alternance.

Nous lançons un appel pressant et patriotique aux dames et première dame qui sont dans le giron du pouvoir, à toutes les concubines du chef de l’Etat, aux femmes des officiers, des ministres, des cadres de l’Administration qu’elles ne pourront indéfiniment rester sourdes à notre appel pour une redéfinition de l’avenir de nos enfants dans un pays où l’horizon ne fait que s’assombrir…“.

Enfin, les marcheuses pourpres ont interpellé la mère du chef de l’Etat, Madame Sabine Mensah, pour qu’elle fasse “entendre raison à son fils pour qu’il prenne la mesure de la gravité de la situation et quitte la tête du pays avant qu’il ne soit trop tard“.

La menace est à peine voilée, et malgré certains gages donnés par Faure pour se réconcilier avec son peuple, il semble être victime du passé de son président de père, un passé devenu son passif à lui. Un printemps sahélien se fait chaque jour plus prégnant au Togo. Faure pourra-t-il endiguer le vent de l’alternance?
Le CST et ses alliés succomberont-ils aux charmes de la démocratie consensuelle qu’appelle de tous ses voeux le chef de l’Etat? Nul ne saurait y répondre.

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