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SENEGAL: Traque des biens mal acquis – Me Sidiki Kaba: «La médiation pénale est dépassée dans le cas Karim Wade»

Karim rime avec crime?

Invité de l’émission hebdomadaire «Grand jury» sur la radio Rfm, le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a précisé que la médiation pénale est dépassée dans le cas Karim Wade.

altLe Garde des Sceaux, s’exprimant sur la médiation pénale (mécanisme judiciaire qui existe depuis 1999, selon la Loi n°99-88 du 3 septembre 1999), a répondu que pour le cas de Karim Wade, ce temps est dépassé.

«Rien ne changera sur la mission qui m’a été confiée. J’irai jusqu’au bout pour permettre à la justice de faire un saut qualitatif. Notre objectif, c’est d’être un pays de démocratie majeure», a déclaré le ministre.

Revenant sur la conférence de presse du procureur général de la République, Serigne Bassirou Guèye, abordant l’affaire Aïda Ndiongue, Me Kaba dit que cette méthode vise à satisfaire le droit à l’information exigé par les Sénégalais.

«Pour le moment, la Cour (Crei) n’est pas encore entrée en action. Ce sont les juges d’instruction qui fouillent. Elle (Mme Aïda Ndiongue) sera probablement jugée par le Tribunal hors-classe de Dakar», a précisé Me Kaba, non sans inviter au respect des droits de la défense. «La justice n’est pas sous mes ordres. Le président de la République est la clé de voûte de toutes les institutions. Le droit de sortir de prison n’importe qui, au nom de la séparation des pouvoirs, n’est même pas reconnu au chef de l’Etat», a souligné le Garde des Sceaux, évoquant les cas de grâces.

«La grâce présidentielle n’intervient qu’après condamnation. C’est un décret», a précisé Me Kaba qui, à propos de la liberté conditionnelle accordée à 795 détenus, dont Cheikh Yérim Seck et Tamsir Jupiter Ndiaye, dira qu’il n’y a pas d’impunité. Parce que ces deux journalistes ont déjà purgé une partie de leurs peines.

«Il n’y a pas eu d’impunité. C’est faux ! Il m’a été dit qu’il y a un engorgement, une surpopulation des prisons lors de mon passage à l’Assemblée nationale», a indiqué le ministre qui affirme avoir visité les prisons et que la remise de peine pouvait désengorger les geôles au nombre de 37. D’ailleurs, il reconnaît les conditions inhumaines dégradantes dans ces lieux de privation.

Le ministre de la Justice a souligné qu’en ce qui concerne les bavures des services de l’ordre, des enquêtes sont ouvertes et des poursuites ordonnées. Il cite l’affaire d’Ibrahima Samb tué à Mbacké et de Cheikh Maleyni Sané mort à Rebeuss.

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