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NIGERIA: Festival Lagos Photo 2012

Photografrique!

Le photographe nigérian Olayinka Sanogotoye, l’un des 29 photographes sélectionnés à l’exposition “Seven Days in the Life of Lagos” (Sept jours dans la vie de Lagos), dans le cadre du festival annuel LagosPhoto, et qui relate les traditions et les coutumes des différents groupes ethniques qui se sont installés en masse dans la capitale économique du Nigeria: costumes de mascarade, marques tribales sur le visage. Et… noms de rue.

altLagos Photo 2012 “vise à saisir l’énergie et la vitalité qui font de la ville de Lagos un environnement culturel unique en soi“, écrit l’un des organisateurs sur le site web du festival. Originaire de l’Etat de Kwara, dans le nord du Nigeria, Sanogotoye s’est concentré sur trois thèmes pour saisir l’énergie et la vitalité: costumes de mascarade, marques tribales sur le visage. Et… noms de rue.

Olayinka Sanogotoye a visité un sanctuaire Igunuko de la tribu des Tapa, de l’Etat du Niger, dans le nord du Nigeria, et a photographié une mascarade Igunuko, durant laquelle les gens dansent habillés de costumes qui sont bien plus “grands” qu’eux, ressemblant ainsi à des gratte-ciel en train de danser. “C’était très intéressant de découvrir que malgré l’influence de la modernité, les familles […] continuent d’effectuer les rites traditionnels. C’est une culture qui a été transmise de génération en génération“, poursuit Sanogotoye.

Au Nigeria, les marques tribales constituaient traditionnellement un moyen d’identification à l’époque précoloniale. Les marchands d’esclaves également s’en servaient pour savoir d’où venaient leurs esclaves. La tradition des marques tribales disparaît actuellement à un rythme accéléré. Les gens trouvent de plus en plus cruel de marquer leurs bébés. “Pour moi, les marques tribales sont une preuve d’identité culturelle. Si nous ne les documentons pas, la génération suivante ne saura peut-être même pas qu’elles ont existé.”

Sangotoye a également photographié des rues de Lagos qui portent le nom d’autres villes du Nigeria, comme Ondo.

Sangotoye s’est lancé dans la photographie en suivant un cours alors qu’il était en seconde année de ses études de conception industrielle à l’université Ahmadu Bello, à Zaria. Mais la carrière de Sangotoye a décollé quand il a remporté le premier prix au concours d’art national 2009 organisé par la Fondation d’art africain. En 2011, il est arrivé en troisième position. Ses photos sont exposées aux différents centres d’exposition de LagosPhoto 2012.

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