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MALI: Négociations sur la crise nationale à Ouagadougou – Blaise Compaoré veut un accord!

Qu’ils se plaisent chez Blaise…

Blaise Compaoré est-il vraiment l’homme de la situation pour aider le Mali à retrouver ses repères d’antan?

altLe président burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur de la CEDEAO pour le Mali, a ouvert à Ouagadougou, les pourparlers intermaliens. Il a suggéré que la négociation s’articule sur «la cessation des hostilités et le redéploiement de l’administration générale, des services sociaux de base, des forces de défense et de sécurité au Nord du Mali et en particulier à Kidal“.

Blaise Compaoré est-il vraiment l’homme de la situation pour aider le Mali à retrouver ses repères d’antan?

En tous cas, le samedi 8 juin 2013 dans la salle de conférences de la Présidence du Faso, ils étaient tous là pour des pourparlers qui paraissent ceux de la dernière chance avant les élections prévues pour le 28 juillet prochain: représentants des institutions internationales impliquées dans la résolution du conflit opposant le Mali et les groupes armés du nord, Nations Unies (ONU), Union Africaine (UA), Union Européenne (UE), Commission Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), France, Suisse, Organisation de la Coopération Islamique (OCI) et bien d’autres avaient répondu présent.

Etaient naturellement en bonne place dans ce dispositif les représentants du gouvernement malien et les chefs de délégation du MNLA et du Haut Conseil de l’Azawad.

Les pourparlers de paix qui débutaient ce jour-là s’inscrivent dans le cadre de la poursuite et de l’approfondissement du dialogue déjà entamé depuis plusieurs mois déjà, plus exactement le 04 décembre 2012 afin d’aboutir à la paix qui parachèvera les efforts déjà déployés par les Maliens et toute la communauté internationale.

Si les derniers événements sur le théâtres des opérations – accrochages meurtriers à Anefis, arrestations à Kidal – ont radicalisé les positions et accentué la méfiance entre pouvoir malien et rebelles du MNLA, les deux camps, pressés et coincés de toute part par la communauté internationale, semblent n’avoir d’autre choix que d’entamer les présentes négociations.

Certes, ils sont présents à Ouagadougou, mais les rebelles du MNLA, qui ont toujours fait de la surenchère leur arme favorite, entameront-ils ce nième round de négociation avec toute la bonne foi requise?

Espérons-le, car de plus en plus nombreux sont les partenaires lassés par ces “un pas en avant, deux pas en arrière” dont les rebelles semblent avoir le secret.

Et il n’a pas tort, le médiateur, Blaise Compaoré, dont les actes et paroles montrent à suffisance que, dorénavant, il ne peut se permettre de perdre une minute, le temps ne semblant pas être son meilleur allié dans la crise malienne. Il souhaite donc aller vite et bien.

Ainsi, la médiation burkinabé souhaite obtenir la signature, dès aujourd’hui lundi si possible, d’un accord-cadre entre Bamako et les groupes du nord du Mali. Le texte de l’accord, en préparation, reste d’ailleurs des plus ambitieux.

La priorité, c’est de gérer l’urgence de Kidal pour permettre la tenue de l’élection présidentielle le 28 juillet dans le fief du MNLA. Ce qui semble être point de désaccord le plus important.

Bamako tient, mordicus, au retour de l’armée malienne dans la ville de Kidal. Chose que les Touaregs refusent pour l’instant. Mais la médiation reste optimiste et souhaite proposer un retour des soldats maliens dans un environnement favorable, c’est-à-dire “sans coup de feu, sans bataille”.

Ce retour des soldats maliens à Kidal serait encadré par la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali), histoire d’empêcher tout débordement d’un côté comme de l’autre. Mais rien n’est encore gagné.

Samedi dernier, à l’ouverture des négociations, le président Compaoré n’a d’ailleurs pas manqué de proposer un ambitieux plan de discussion articulé autour des points essentiels suivants :

– la cessation des hostilités afin de créer les conditions propices à la tenue d’une élection libre et transparente ;

– le redéploiement de l’administration générale, des services de base, des forces de défense et de sécurité au nord du Mali, en particulier à Kidal ;

– la création de mécanismes de suivi et d’évaluation ;

– la poursuite des pourparlers de paix après l’élection présidentielle en vue de l’établissement d’une paix définitive et d’un plan de développement durable et inclusif dans le nord du Mali.

Une plate-forme de négociations à même de sortir le Mali de l’ornière. Mais les différents protagonistes auront-ils suffisamment de clairvoyance pour saisir cette opportunité?

Rien pour l’instant ne peut nous inciter à un optimisme débordant, car parapher et signer un accord, c’est bien, mais le respecter strictement sur le terrain, c’est encore mieux. Et c’est là toute la problématique des pourparlers intermaliens à Ouaga.

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