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MALI: La grogne des ex-putschistes contre l’envoi de soldats étrangers

“Sa…no go” agree!

Le président malien de transition, Dioncounda Traoré, a signé, mardi 4 septembre, la requête en faveur d’un soutien militaire de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest), formellement transmise par un émissaire du président malien au chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO.

Dans la journée du mercredi 5 septembre, la classe politique malienne et les représentants des ressortissants du nord se sont dits majoritairement favorables à une telle contribution. En revanche, du côté des militaires de l’ex-junte, toujours repliés dans leur quartier général de Kali, la grogne était manifeste.

L’annonce de cette requête présentée par les autorités maliennes, pour sortir le pays de la crise, a d’abord été applaudie, des deux mains, par le COREN, le Collectif des Ressortissants du Nord.

Ce mouvement y voit un moyen de repartir à la conquête des trois régions occupées par les groupes armés.

Pour Maître Ibrahim Maïga, chargé des questions internationales et juridiques au COREN, c’est une très bonne chose. Nous souhaitons que, très rapidement, l’armée du Mali, appuyée par l’armée de la Cédéao, soit sur le terrain.

Satisfaction également du côté du Front Uni pour la Défense de la République et de la Démocratie (FDR). Une réaction sans surprise, puisque cette coalition de partis opposés au coup d’Etat du 22 mars avait demandé qu’une intervention, pour libérer le nord, soit, très vite, envisagée.

Mamadou Ladji Cissé, porte-parole adjoint du FDR, exhorte le président Dioncounda Traoré à «s’impliquer personnellement pour l’aboutissement de cette requête» et insiste sur l’importance d’agir. «Le plus important, pour le Mali, c’est la reconquête du nord».

Du côté de Kati, le capitaine Sanogo a fait savoir, quant à lui, que l’armée n’acceptait pas l’envoi de 5 bataillons pour sécuriser les villes du nord, après leur libération.
«Nous ne voulons pas de soldats de la Cédéao sur notre sol» a déclaré un des porte-parole du capitaine, Bakary Mariko.

En revanche, l’ex-junte se dit favorable à l’envoi de formateurs et d’appui logistique, notamment aérien.

Bakary Mariko tient également et surtout à souligner que l’ex-junte demande le déblocage des armes qui ont été achetées par le régime du président malien renversé, Amadou Toumani Touré, et qui sont retenues, depuis fin juillet, par des pays de la CEDEAO, notamment la Guinée et le Sénégal.

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