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LIBYE: L’ancien Premier ministre de Kadhafi confirme le financement de la campagne de Sarkozy en 2007

Quand les “bons” comptes font les… mauvais amis!

Emprisonné en Tunisie depuis plusieurs mois pour franchissement illégal de frontière et hospitalisé en urgence pour hémorragie interne, l’ancien Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi s’est exprimé mercredi par l’intermédiaire de ses avocats.

 

A trois jours de l’élection présidentielle en France, il affirme que le régime de Mouammar Kadhafi a financé la précédente campagne du candidat Sarkozy à hauteur de 50 millions d’euros.

Selon lui, sa détention prolongée serait «à l’instigation du président français et aurait pour but de l’empêcher de révéler les détails de cette transaction... ».

Après le fils de Kadhafi il y a quelques mois, c’est donc l’ancien Premier ministre libyen qui déclare à son tour, par l’intermédiaire de ses avocats, que Tripoli a bel et bien financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ce marché aurait été conclu par Moussa Koussa, l’ex-chef des renseignements extérieurs libyens, et l’argent aurait transité par le Fonds libyen des investissements africains, dirigé à l’époque par un certain Bachir Saleh. Bachir Saleh, c’est l’homme qui se promène actuellement tranquillement à Paris selon Paris Match, alors qu’il est censé être visé par une notice rouge d’Interpol et que le Conseil National de Transition actuellement au pouvoir à Tripoli réclame son extradition.

Cela dit, les nouvelles autorités libyennes considèrent de leur côté que la note publiée samedi dernier par le site Médiapart est un faux et qu’elle semble fabriquée.

Le chef du CNT, Mustapha Abdeljalil, n’y a reconnu en effet ni le style ni les formules de politesse employés habituellement dans les écrits officiels de l’époque. De même qu’il n’aurait retrouvé aucune référence à cette lettre dans les archives du régime libyen déchu.

Moussa Koussa ayant démenti être l’auteur de ce document controversé, Bachir Saleh ayant nié toute implication dans cette affaire, il y bien deux thèses diamétralement opposées qui s’affrontent désormais, comme par hasard, à nouveau sur fond d’élections présidentielles.

 

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