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LIBYE: Il y a un an, l’exécution de Mouammar Kadhafi

Après le printemps, l’automne?

Demain, 20 octobre 2012, cela fera un an que Mouammar Kadhafi a été tué. Ce jour-là, son corps a été exhibé à la face du by Text-Enhance”>monde. Et si la barbarie avait bien un nom, elle portait celui de l’acharnement des bourreaux sur le corps de celui qui a régné sur la Libye pendant 42 sans.

altBeaucoup ont célébré cette capture, les rebelles en premier, se disant que, cette fois-ci, une nouvelle page serait écrite pour un pays exsangue d’une demi-année d’affrontements qui ont transformé les principales villes en champ de ruine. La danse du scalp s’est poursuivie tard la nuit… avec des lendemains de gueule de bois. Aujourd’hui, il n’est pas évident que les Libyens fêtent bruyamment cet anniversaire. En effet, une année après, la nouvelle Libye cherche toujours ses repères.

L’autorité centrale a un problème de légitimité, les nombreuses tribus qui composent le pays s’observent en chiens de faïence, les milices qui ont poussé comme champignons après l’orage et que l’autorité centrale, ironie du sort, avaient utilisées pour sécuriser le pays s’affrontent à l’arme lourde ; sans oublier les manifestations qui dégénèrent pour un by Text-Enhance”>rien, en atteste la récente attaque du consulat américain à Benghazi, le 11 septembre dernier, et qui a coûté la vie à l’ambassadeur et à trois autres employés.

En somme, pour user du langage commercial, disons qu’après la livraison du produit, le service après-vente n’a point été assuré. Les forces de l’OTAN qui ont contribué à déboulonner la statue ont plié bagages. Les acteurs occidentaux regardent de loin le théâtre des opérations.

Et dans ce désordre ambiant, la surprise est venue des Etats-Unis, qui demandent aujourd’hui une enquête sur les circonstances de la mort du «Guide». Certes, les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions, mais l’on peut légitimement se demander ce que peut bien signifier cette agitation. En matière d’intervention, l’Amérique ne faisait-elle pas partie, avec la France, des faucons qui tenaient à avoir la peau de Kadhafi ? Et les drones qui ont servi à le traquer et à détruire une by Text-Enhance”>grande partie de son arsenal, d’où provenaient-ils ?

En matière de reconstruction, l’ancienne Cyrénaïque rejoint le rang de nations arabes qui ont connu de profonds bouleversements mais peinent à remettre de l’ordre une fois la bourrasque passée. C’est le cas de l’Egypte ou de la Tunisie, où tout reste à refaire. Pour aller plus loin, notons que l’Irak et l’Afghanistan vivent presque la même situation ; comme quoi, une chose est de conquérir le pouvoir central, une autre est de pouvoir au plus vite faire cicatriser les plaies et impulser le développement.

D’aucuns même se mettent à regretter l’ancien régime déchu. Par ces temps qui courent, nombreux sont des Libyens qui se surprennent à ressentir de la nostalgie pour l’époque Kadhafi. Certes, il n’y avait pas de démocratie, mais l’insécurité n’existait pas, l’école, les soins médicaux et les logements étaient gratuits, avancent-ils comme arguments.

L’automne est l’une des quatre saisons des zones tempérées. Cette saison, qui se situe entre l’été et l’hiver, correspond aux mois de septembre, octobre, novembre et décembre dans l’hémisphère Nord. L’automne se caractérise par une baisse progressive des températures, notamment marquée dans le cas général par un temps pluvieux, venteux, peu ensoleillé et les arbres perdent leurs feuilles.

Il y eut le Printemps arabe, qui a permis à beaucoup d’Etats de se débarrasser de leurs dictateurs; le printemps, c’est donc le renouveau de la nature, mais, contre toute attente, c’est l’automne qui semble s’être durablement installé en Libye.

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