in

JOURNEES MONDIALES DE LA JEUNESSE: 3 millions de pèlerins pour la messe du pape

C’est cool cette foule!

Le pape François a poussé les jeunes à suivre les pas de Jésus en s’engageant pour changer le monde, devant deux millions de pèlerins réunis samedi sur la plage de Copacabana à Rio pour une nuit de veillée de prière.

alt«Il y a 3 millions de personnes», a indiqué le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, alors que la célèbre plage de Copacabana à Rio de Janeiro était noire de monde, totalement recouverte de tentes et de sacs de couchage. Ces pèlerins étaient rassemblés pour le début de la veillée de prière avec le pape François dans le cadre des 28es Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), ultime étape avant la messe de clôture ce dimanche.

Selon le maire de Rio, Eduardo Paes, près de 3 millions de personnes assistent ce dimanche à cette messe célébrée par le pape François. 

«Je m’attends à ce que l’on batte le record (d’affluence) de l’histoire de la plage de Copacabana. Je pense qu’il y aura entre 2,5 et 3 millions de personnes. J’en vois beaucoup qui ne sont pas catholiques, qui n’ont pas la ferveur chrétienne mais qui viennent voir le pape».

Le programme originel prévoyait que la messe de clôture ait lieu à 60 km de Rio, mais les fortes pluies ont transformé le terrain aménagé par les autorités en bourbier impraticable. La grande veillée de samedi soir a donc été transférée au dernier moment sur la plage de Copacabana.

Ce changement de programme est le énième couac de ces JMJ. Le véhicule du pape avait déjà été coincé par la foule à la suite d’une erreur de trajet et une panne de métro de deux heures avait perturbé l’ouverture des festivités. Tous ces ratés soulèvent quelques inquiétudes alors que le Brésil doit recevoir le Mondial de l’année prochaine et Rio, les Jeux olympiques de 2016.

Samedi, ils étaient déjà des centaines de milliers de personnes à avoir entamé sous la pluie un pèlerinage de 9,5 km, entre la gare centrale de Rio et la plage de Copacabana. Lors de leur , les jeunes catholiques ont reçu des «kit-repas» au parc Flamengo, dans une confusion bon enfant. En attendant leurs casse-croûtes, ils jouaient au football et chantaient.

A ce moment-là, le pape François n’avait pas encore rejoint la foule. Il a commencé sa journée par une messe à la cathédrale Saint-Sébastien devant des milliers d’évêques, de prêtres, de religieux et de séminaristes du monde entier. Son message a prôné une Église tournée vers les plus pauvres. Il a encouragé les prêtres à «aller dans les favelas chercher et servir le Christ».

Plus tard dans la matinée, le souverain pontife a rencontré les responsables de divers secteurs de la société brésilienne au Théâtre municipal. Au cours de son déjeuner avec de nombreux évêques brésiliens, le souverain pontife les a encouragés à faire revenir les croyants partis massivement vers les Eglises évangéliques. Il a réaffirmé sa vision d’une Eglise simple et proche des fidèles. Pendant sa réunion de samedi au Théâtre municipal, le pape François s’est fait le porte-parole de l’épiscopat brésilien, recommandant un «dialogue constructif» pour apaiser la fronde sociale qui secoue le Brésil. Il a souligné devant la classe politique brésilienne «qu’entre l’indifférence égoïste et la protestation violente, l’option toujours possible est le dialogue». Le souverain pontife a aussi délivré un message très politique. Il a demandé aux élites présentes dans le théâtre d’être «fermes sur les valeurs éthiques et de “déraciner” la pauvreté des pays où les inégalités restent fortes».

Le Brésil a été secoué en juin par une fronde sociale historique animée par des jeunes de la classe moyenne. Ils ont manifesté massivement pour réclamer de meilleurs services publics et dénoncer la corruption et l’inefficacité des dirigeants politiques. Ces manifestations ont souvent dégénéré en violences avec la police mais ont perdu en intensité. Néanmoins, elles se poursuivent, notamment en marge de la visite du pape.

EGYPTE: Le président déposé Mohamed Morsi détenu dans la même prison que Moubarak

SENEGAL: Anna Semou Faye, une femme de poigne à la tête de la police nationale