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JEAN GOUBALD: Un pharmacologue devenu musicien! (Vidéo)

Pharmusicologue? 

De son vrai nom Jean Kalala Midibu, Jean Goubald, s’est révélé au grand public des mélomanes congolais avec «Bombe Anatomique» son premier album sorti en 2005.

alt«Véritable héritier de Frank Lassan» pour certains et très proche de Ray Lema et Lokua Kanza, pour d’autres, cet ancien du collège Boboto et de l’Unikin est à la fois chanteur, compositeur, guitariste, arrangeur et chansonnier de la musique métisse faite de beaux textes versifiés en lingala et en français. Talentueux auteur-compositeur, presque toutes les stars de la chanson congolaise ont fait recours à lui.

Concernant son disque en gestation, le chanteur a indiqué qu’il poursuit encore les travaux d’enregistrement en studio, à Kinshasa. Toutefois, estime Jean Goubald, la date de sa sortie sur le marché ne peut être fixée parce que la cuisine continue. «Je ne sais encore combien de chansons je vais mettre dedans, mais je suis déjà dans les 18 de retenues. Il est vrai que je ne vais pas sortir toutes les 18 chansons dans l’album», a-t-il déclaré.

Rappelons que son premier fleuron artistique a été riche et magnifique avec featuring époustouflant, notamment avec Kool Matope et son équipe.

Dans son nouveau disque, l’auteur de la chanson «Elou» a fait savoir qu’il a déjà une idée sur les chansons dans lesquelles il va faire intervenir d’autres chanteurs ou musiciens.

Donc, il y aura encore des collaborations artistiques dans «Norme». Pour devenir ce qu’il est aujourd’hui, Goubald a du faire du «chemin de fer» comme en témoigne son parcours: chorale Saint Augustin de Lemba, Shama-Shama, groupe Madiata, les Redoutables d’Abeti, Minzoto wela-wela, Zaiko L.L., Okwess, groupes folkloriques mbunda, mashi, groupes grecs, arabes, reggae, … Une voix et un style : artiste atypique! Jean Goubald Kalala est un guitariste doublé d’un chanteur émérite.

Ne le cherchez pas dans l’annuaire des musiciens modernes. Il est atypique et sa musique, un cocktail de sonorités empruntées au reggae, au blues, au R&B, au jazz mais aussi à quelques influences méditerranéennes et orientales qu’il rajoute à sa rumba congolaise. Un mélange savant qui assaisonne chacune de ses chansons tour à tour lyriques, pleines d’humour et parfois pathétiques. Ses textes en lingala et en français peignent notre société sans complaisance. Héros d’un style qui ose défier le ndombolo populaire, création emblématique à cheval sur deux générations, Jean Goubald symbolise aujourd’hui en RD.Congo, la musique de demain. Son style est fondé sur sa voix chaleureuse, la pureté de sa guitare sèche et sur ses textes qui conjuguent sur le même ton, rimes et rires…

L’artiste congolais évoluant désormais en solo est un compositeur génial à facettes multiples et l’un des meilleurs en République Démocratique du Congo, à savoir faire une musique de recherche à la fois ouverte à l’audition du public étranger. Sa voix fait le bonheur du public dans les salles de spectacles à Kinshasa, à l’arrière-pays et à l’étranger. Ses accents chargés de spiritualité, ses suggestions venant d’un univers où la joie et la douleur, la foi et le désespoir se côtoient et vivent ensemble… Dans le monde de la musique congolaise, il ne roule pas carrosse mais il convainc sur le plan artistique. La seule richesse qu’il détient, c’est sa voix, ses textes percutants, avec sa guitare en bandoulière, mais surtout de son doigté en la grattant.

Les aînés et d’autres stars congolaises reconnaissent en lui plusieurs mérites artistiques Jean Goubald, l’homme à la barbichette rase des foules depuis quelques temps avec sa «bombe anatomique». Un menu taillé sur mesure sur le plan artistique, qui a fait des sentiers de cabaret et de centre culturel au profit des grands podiums. Parolier de haute facture, Goubald a cédé ses chansons à plusieurs collègues musiciens.

Parmi les titres, «Bantu Tabalayi» interprété par Tshala Muana; Christian Kiatazabu a chanté «Bwanya wapi?» ; Papa Wemba a chanté «Au nom de l’amour» et «Longembu». Il y en a aussi d’autres qui, jusqu’à présent, n’ont encore rien sorti. ‘‘Je ne vois pas pourquoi je les citerai”, a-t-il martelé.

Quel regard porte l’artiste sur la musique congolaise actuelle, notamment la nouvelle génération qui a porté au devant de la scène Fally et Ferre? Réagissant à cette question, Jean Goubald s’est dit, tout d’abord, contre ceux qui soutiennent que la musique congolaise a baissé. ‘‘Moi je ne partage pas cet avis. Moi je dirai plutôt que c’est le Congolais qui a perdu quelque chose… Aujourd’hui on n’a plus ce Congolais qui a du caractère, comme nos parents avant… On n’a plus ce Congolais qui a de la personnalité… On n’a plus ce Congolais qui a soif d’apprendre. Aujourd’hui tout le monde est devenu une espèce de mendiant ou un truc comme ça… Cette histoire de «Mabanga» n’est que le prolongement de la mendicité, en même temps, c’est de la pub qu’on fait pour ces gens là. Moi je crois qu’il y a du talent mais il n’y a pas assez de travail. Je reconnais dans ces jeunes gens du talent… il y a même beaucoup de talents, mais pas assez de travail. Leur talent n’est pas nourri, leur talent n’est pas travaillé, ce talent reste cru. Il y a très peu de jeunes qui en ont pris conscience”.

Connu d’un public select à l’époque, c’est seulement au cours de l’année 2005 avec sa «bombe anatomique», que l’homme s’est affirmé à l’arène du ndombolo. C’est aussi, avec ses jeunes amis que Jean Goubald décide de former différents groupes sans lendemain promoteur, évoluant dans les coins des rues de Kin by night, qui ne se contentaient que des premières parties des autres grosses pointures de la musique Zaïroise à l’époque… Après ses études des humanités, sac au dos et notes de musique en tête, Jean Goubald monte à la colline inspirée (Université de Kinshasa) comme étudiant régulièrement inscrit en pharmacie où il brilla de mille feux dans un ensemble musical et compose des «camarades D»… Carrière en solo !

Quelques années seulement après avoir quitté le groupe Okwess, dans lequel il passera la plus grande partie de sa carrière musicale, Jean Goubald décide d’évoluer en solo. Trop accro à la musique latino-américaine et incontestable fan de Julio Eglesias, cet ancien élève du collège Albert jugera nécessaire d’abandonner cette discipline beaucoup trop savante (d’après lui) au profit de… l’art d’Orphée !

Né le 22 mai 1961 à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï Oriental, c’est à Kinshasa qu’il s’initie à la première guitare alors qu’il n’a pas encore 10 ans d’âge. La musique rythme sa vie. Et c’est à juste titre que Jean Goubald est parenté au défunt et légendaire guitariste solo Docteur Nico Kassanda. Déjà en 1974, il fait partie de l’orchestre du Collège Boboto (ex-Albert 1er) où il a fait ses études secondaires.

Durant la décennie 1970-1980, il aiguise son talent dans la chorale Bilenge ya Muinda (mouvement de la jeunesse catholique) de la paroisse Saint Augustin de Lemba. Et il chante et joue de la guitare dans des groupes musicaux de son quartier. En 1980, Jean Goubald intègre l’orchestre les Phacochères de l’Université de Kinshasa. Il quitte le campus accaparé totalement par la musique. En 1983, il joue la guitare solo dans la chanson « l’armée blanche » de Manesi Baba. Il fait en outre partie des groupes Fanco et Razi Daïs. Et, c’est en cette même année 1983 qu’il reçoit le prix de meilleur guitariste soliste dans un concours de jeunes talents organisé au Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa.

En 1984, Jean Goubald met en suspens la musique typiquement congolaise pour s’intéresser à celle des accords, des partitions. Trois ans plus tard, il s’essaie à la musique de boîte. Il roule sa bosse dans quasiment toutes les grandes boîtes de Kinshasa et chante aux côtés de Kalama Soul, feu Gérard Madiata, la regrettée Abeti Masikini, etc. Mais, on le retrouve avec Mopero Wa Maloba dans Chama Chama vers la fin du rayonnement de ce groupe. Il fait un très bref passage dans Zaïko Langa-Langa Nkolo Mboka de Nyoka Longo.

Au début des années 1990, Jean Goubald découvre d’autres styles de musique. Il joue de la musique grecque, et des folklores congolais (mashi du Kivu, Masengele et Mbunda du Bandundu, etc.). Il chante également dans Bongo Folk, Kiners (musique de recherche). On le voit aussi en compagnie de feu le reggae man Okum One One.

Avec un groupe d’amis, il crée finalement le groupe O’Kwess. Mais après une brouille avec les amis, il décide, en 1998, d’entreprendre une carrière solo.

(Vidéo: “Bayibi Ngai Bomwana” – Enfants soldats)

http://www.youtube.com/watch?v=vpPjOjSL5ys&list=PLFC8075CBDFAF5B9E

(Vidéo: “Africano“)

http://www.youtube.com/watch?v=_P4IPLa7rvY&list=PLFC8075CBDFAF5B9E

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