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IMMIGRATION: Nouveau plan de l’Union Européenne pour une meilleure intégration

L’accueil sans intégration est voué à l’échec. Entre les débats sur le Traité de Dublin, un pacte qui, notamment après les attentats en France et en Autriche, est de nouveau contesté, un autre sujet crucial sur l’immigration est sur la table de la Commission Européenne: l’inclusion des migrants légaux. En effet, l’Exécutif Européen a présenté un nouveau plan d’action qui devrait aller au-delà de celui de 2016.

PROPOSITION UE

Il s’agit d’un document qui met l’accent sur le rôle du pays d’accueil et lui confère une plus grande responsabilité en matière d’intégration, mettant notamment tout l’accent sur les communautés locales, qui sont fondamentales pour la mise en œuvre de programmes bien structurés, et prend également en compte tous les immigrants dits de deuxième génération. Des garçons et des filles qui ont grandi en Italie, mais qui doivent encore faire face à la discrimination et aux lois qui les empêchent d’être reconnus pour ce qu’ils sont vraiment: des Italiens.

Selon la Commission Européenne, environ 34 millions de personnes vivent dans l’Union mais sont nées en dehors de celle-ci: 8% de la population. Bien entendu, les pourcentages varient ensuite selon les pays: dans certains comme la Suède, ils atteignent 10%, ainsi qu’en Estonie, au Luxembourg, en Lettonie, en Croatie, en Autriche, à Malte et en Allemagne. Dans d’autres pays, comme la République tchèque, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne et la Slovaquie, il est inférieur à 3%. En moyenne, au moins 10% des 15-34 ans ont donc un parent né en dehors de l’Union Européenne.

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Un nouveau plan d’intégration signé par l’UE
Les migrants ne sont pas “eux”, mais nous le sommes”, a déclaré la commissaire aux affaires intérieures Ylva Johansson. “L’intégration et l’inclusion sont un investissement et l’une des pires erreurs est de sous-estimer la force, les qualités, l’énergie que possèdent tant de migrants. Nous en avons besoin, nous sommes une société vieillissante”, a-t-elle ajouté. “Beaucoup craignent les risques de sécurité liés à la présence d’étrangers. Ce projet vise à éliminer ce genre de risques”, a déclaré Margaritis Schinas, vice-présidente de la Commission.

Un plan d’action a donc été proposé, qui n’a pas de valeur contraignante, mais qui est destiné à servir de ligne directrice, accompagné de divers fonds qui peuvent être utilisés pour améliorer l’intégration. Elle se distingue donc des flux irréguliers et de l’asile, étant donné que l’immigration légale est une compétence nationale. Il comporte quatre volets : le premier est l’éducation et la formation, qui doivent être inclusifs de la petite enfance à l’université. Et, en particulier, elle doit se concentrer sur l’apprentissage des langues. La seconde concerne l’augmentation des possibilités d’emploi et la reconnaissance des qualifications. Pour Bruxelles, c’est sans doute le plus important. “Il y a trop de médecins syriens obligés d’être chauffeurs de taxi ou infirmières qui doivent faire le ménage parce que leurs diplômes ne sont pas reconnus dans l’UE”, a souligné le vice-président de la commission.

Le troisième volet porte donc sur l’accès aux soins de santé, avec une meilleure information sur les droits, notamment ceux des femmes. Le quatrième est un engagement à garantir un accès adéquat à un logement abordable. “Aucun migrant ne devrait plus être considéré comme vulnérable et isolé”, a déclaré M. Schinas en conclusion.

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