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IMMIGRATION EN ITALIE: Lager à Lampedusa – Immigrés dénudés dans le centre de Contrada Imbriacola (Vidéo)

Le lager de la honte!

A un peu plus de 2 mois du naufrage du 3 octobre, images choquantes au journal télévisé TG2.

altDénudés, alignés, humiliés et soumis à la désinfestation. Voici les images captées par le journal télévisé TG2,  dans le centre de Contrada Imbriacola, à Lampedusa: des scènes qui évoquent un passé lointain que personne n’aurait plus voulu voir.

 Des femmes, hommes, Erythréens, Somaliens, Syriens, Ghanéens et Kurdes, dénudés dans le centre de premier accueil et de premiers soins pour être jetés sous une pompe à jet, pour éradiquer une maladie qui est leur « plaquée » de manière protocolaire, mais qui en réalité, dans la quasi totalité des cas, est contractée seulement une fois qu’ils sont en Italie, à cause des conditions de « accueil » auxquelles ils sont soumis. Même le HCNUR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) dénonce la situation honteuse qui règne dans le centre et le manque chronique de transferts qui permettent de le faire vraiment fonctionner comme lieu de premiers soins.

Parmi eux, il y avait aussi les 16 rescapés du naufrage du 3 Octobre, les témoins de la procédure engagée par a Procure d’Agrigento contre les passeurs. 

Parmi les hotes forcés de cet endroit inhumain, il y en a qui sont emprisonnés depuis plus de deux mois. Comme les 16 survivants du naufrage du 3 Octobre qui, depuis lors, n’ont jamais quitté Imbriacola. Ils sont les témoins de la procédure engagée par le Procureur d’Agrigento contre les passeurs et les trafiquants; depuis des mois, ils sont contraints de vivre dans des conditions déplorables sur l’île, parce que les enquêteurs ont peur de perdre leurs traces. Comment leur donner tort. Qui supporterait de vivre à Mineo, dans un CARA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile) ou une structure italienne, après l’expérience du centre de Lampedusa .

Ils fuient des guerres, persécutions, tortures et violences, pour rejoindre l’Italie et être soumis à ce qui ressemble à l’un de ces traitements inhumains et dégradants, rappelés par les conventions internationales.

On parle de la Libye, la Syrie, l’Erythrée, l’Iran, la Russie, la Chine, mais quand la réalité de ces cartes internationales se matérialise dans sa propre cour, alors non, on minimise, c’est une erreur, tout au plus un épisode duquel avoir honte mais sans jamais aller à la racine.

D’une part, des millions d’euros, des patrouilles armées, des investissements dans la militarisation de la frontière, et de l’autre, la vie de milliers d’hommes et de femmes qui, en dépit de cet énorme arsenal de controle mis en place par les Etats européens, n’arrêtent pas de se déplacer. Au milieu, la violence sous la forme d’humiliation ou de torture, d’internement ou de chantage, auxquels non seulement les opérateurs de la coopérative « Accueil Lampedusa », mais toute l’Europe, semble désormais avoir pris l’habitude. 

(Vidéo)

http://www.youtube.com/watch?v=M4E29sb_hg0

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