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GUINEE: Des manquements confirmés durant le scrutin?

Fraudes et maraudes?

Les représentants de la communauté internationale qui ont suivi le scrutin parlent d'”irrégularités” et appellent la Ceni à mettre un terme à l’attente.

altL’opposition commence à s’impatienter et dénonce déjà des fraudes, elle envisage de réclamer l’annulation du scrutin. Le RPG au pouvoir a d’ores et déjà fait savoir que lui aussi allait dénoncer des manipulations dans certaines circonscriptions, du fait de l’opposition, et en l’absence de procès-verbaux.

La Commission électorale nationale indépendante, la Ceni, doit pourtant encore procéder à l’annonce des résultats préliminaires du 28 septembre. Devant ce retard dans la publication des chiffres, les représentants des Nations Unies, de la CEDEAO, de l’Union européenne, de la France et des Etats-unis, qui composent le comité de suivi du scrutin, ont lancé un appel à la commission électorale, lui “recommandant” de transmettre au plus vite les résultats à la Cour suprême chargée de les valider. Or les circonscriptions de Ratoma et Matoto, deux des cinq communes de Conakry, n’ont toujours pas été centralisées.

La communauté internationale insiste sur l’importance des recours légaux pour éviter de nouvelles violences

C’est seulement quand les résultats de ces dernières circonscriptions seront arrivés à la Ceni, que les résultats complets pourront être transmis à la cour suprême qui rendra son verdict dans les 72 heures.

A partir de ce moment, les partis politiques ont cinq jours pour introduire un recours légal en cas de contestation, conformément au code électoral. Tommaso Caprioglio, le chef observateur adjoint de la mission électorale de l’Union européenne en Guinée, se veut confiant : si ces deux communes transmettent aujourd’hui leur décompte à la Ceni, la proclamation des résultats pourrait survenir d’ici vendredi.

Cela dit, il reconnaît que de nombreux manquements ont entaché le scrutin, notamment dans huit circonscriptions où les milliers de bulletins de certains bureaux de vote n’ont pas été pris en compte. Tommaso Caprioglio :

« Le cas de N’zérékoré est un cas d’école. La proclamation de la Ceni prend en compte uniquement 30% pour un scrutin et 35% pour l’autre. Le fait de ne pas avoir pris une grande proportion des procès verbaux pose problème. La population s’est mobilisée pour voter. Donc maintenant, il faut trouver une solution pour inclure aussi les voix légitimes de tous ces gens qui ont exprimé leur voix. »

Parmi les « carences organisationnelles » dénoncées par les observateurs européens, il y a aussi les insuffisances du fichier électoral qui doit encore, selon eux, être revu et « épuré ». Mais il faudra encore attendre le rapport final de la mission pour connaître en détail ses recommandations aux autorités guinéennes… pour les prochaines échéances électorales.

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