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GAMBIE: 50 ans d’indépendance – La grande parade de Jammeh

“Jammeh” dire jamais? 

Le président Yahya Jammeh, qui dirige son pays depuis 20 ans, a organisé, mercredi 19 février, une grande parade au stade de Bakau. Mais en marge de ces festivités, les ONG de défense des droits de l’homme ont tenu à ce que soient évoquées les nombreuses violations des droits de l’homme.

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Le président Yahya Jammeh, qui dirige son pays depuis vingt ans, a organisé, mercredi 19 février, une grande parade au stade de Bakau: des civils et des militaires doivent défiler devant des délégations sénégalaises, mauritaniennes, sierra-léonaises et ghanéennes. Mais en marge de ces festivités, les ONG de défense des droits de l’homme souhaiteraient que soient évoquées les nombreuses violations des droits de l’homme.

Près de deux mois après le putsch avorté, ces célébrations apparaissent comme surréalistes, car depuis le 30 décembre, la suspicion a gagné la capitale. L’appareil répressif s’est endurci. A Banjul, officiellement, une trentaine de personnes ont été arrêtées suite aux fouilles menées par l’armée et l’agence des renseignements.

Il s’agit essentiellement de proches des présumés putschistes, qui n’ont jusque-là pas été présentés devant un juge. Dans le même temps, une Cour martiale a été créée pour juger 6 militaires.

Pour Yahya Jammeh, ces célébrations sont symboliques. C’est pour lui l’occasion de réaffirmer sa souveraineté. Et avec son voisin sénégalais, de se montrer comme un interlocuteur incontournable : c’est en effet, à Banjul, avec son aval, que sont censées se tenir des assises entre chefs rebelles casamançais.

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