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GABON: Les partis de l’opposition regroupés au sein de l’UFC réaffirment leur unité

Coalition de l’opposition au Gabon… ah bon?

Les partis de l’opposition gabonaise regroupés récemment à Mouila, au sein de l’Union des Forces du Changement (UFC-Opposition), se sont retrouvés, samedi 15 septembre, à la Chambre de Commerce de Libreville, où ils ont réaffirmé leur volonté de parler d’une même voix à la suite d’une déclaration lue par Pierre-Claver Maganga Moussavou, leader du Parti Social Démocrate (PSD-Opposition).

La déclaration issue de cette réunion rapporte: «Le Président Ali Bongo Omdimba a cru devoir réunir un Parlement non représentatif de la sociologie politique du Gabon aux fins de stigmatiser le repli identitaire, la xénophobie et d’opposer un refus à la tenue d’une Conférence Nationale souveraine. Il a profité de l’occasion qu’il s’est offerte pour prôner l’antagonisme entre jeunes et moins jeunes comme pour se venger de ce qu’il aurait été victime de l’ostracisme des vieux à la Conférence Nationale de 1990. Voilà un Président qui a la dent bien dure et la rancune tenace. Comme qui dirait “il a le mauvais coeur”!»

L’UFC, qui exige la tenue d’une Conférence nationale, rappelle à un Chef d’Etat qui confond sa fonction à celle de Premier Ministre car il veut être tout à la fois, qu’il lui faut d’abord abroger l’autre loi d’Orientation qui existe déjà, loi d’Orientation de la Stratégie du Développement économique et sociale en République gabonaise N°21/2005 du 10janvier 2006 pris en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution, tout en l’invitant également à ne pas marcher à côté du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) fraichement adopté par ce même Parlement, il est vrai godillot, poursuivait la déclaration lue par M. Maganga Moussavou.

Evoquant la gestion des Affaires de M. Ali Bongo Ondimba, l’UFC a stigmatisé la propension de ce dernier «à vouloir tout faire, à vouloir tout régenter, avec son espèce de Légion étrangère, la façon qu’il a d’ignorer le Gouvernement, de n’écouter personne pour s’écouter lui-même et finir par tout ramener à lui, conduit tout le peuple gabonais à s’interroger sur les conséquences d’un tel activisme qui n’est que le pendant d’une dictature que l’on doit dénoncer avec force. Le Président Ali Bongo Ondimba incarne tous les maux qu’il fait semblant de dénoncer devant une Assemblée et un Sénat aux ordres. Tous les maux qu’il dénonce, que l’UFC déplore, sont la résultante d’une gouvernance dont il est le principal héritier et qu’il perpétue avec beaucoup d’emphase qui se nomment concussion, gabegie, dépenses ostentatoires, favoritisme, népotisme, exclusion et division ; tous ces maux qui conduisent malheureusement nombre de Gabonais à espérer qu’un Président issu de leur province, de leur ethnie, favorisera avant tout l’essor de sa province, de ses cadres, de son ethnie voire de son clan», a déploré l’UFC.

Abordant la situation de l’Union nationale (UN), parti dissout  précisé que «la dissolution de l’UN traduit purement et simplement l’abus de pouvoir, lequel cache par ailleurs la crainte de l’autre, cet abus conduit les membres de ce parti à le contester et à revendiquer légitimement le droit d’existence de leur parti».

L’opposition a dénoncé «avec force la perversion des Institutions de régulation de la Démocratie que sont la Cour Constitutionnelle et le Conseil National de la Communication dont les membres sont désignés par un seul parti, le PDG pour ne pas le citer».

L’UFC a enfin invité le peuple gabonais «à se tenir prêt à suivre tous ses mots d’ordre qui visent à obtenir l’alternance démocratique».

 

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