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FORUM POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE: Tomber de rideau sur le Sommet de Marrakech

Sommes à tirer du Sommet!  

Le 9ème Forum pour le développement de l’Afrique, organisé dans la ville ocre par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), a connu la participation de plusieurs acteurs et experts dans le domaine politique et économique mais aussi de certaines personnalités dont des chefs d’Etat et de gouvernement et des ministres. Nombre de ces intervenants ont respecté la programmation de cet événement important en présentant leurs analyses sur les différents débats portant essentiellement sur les mécanismes de financement novateurs dans cinq domaines, à savoir: 

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■ la mobilisation des ressources nationales; 

■ les flux financiers illicites; 

■ le capital investissement; 

■ les nouveaux types de partenariats; 

■ le financement de la lutte contre les changements climatiques. 

Ce qui n’a pas été le cas pour tous les intervenants marocains. Et même si quelques discours de certains d’entre eux se sont fait remarquer, d’autres ont brillé sinon par leur absence, du moins par leur irrespect du programme imparti.

Pour leur part, les intervenants étrangers ont tous tenu leur promesse et se sont relayés pour partager leur réflexion avec l’assistance. Ali Abou Sabaa, responsable au sein de la Banque Africaine de Développement (BAD), en faisait partie et dans son intervention lors d’une plénière sous le thème « Mobilisation des ressources nationales: défis et opportunités« , l’occasion lui a été donnée d’appeler les pays africains à s’appuyer sur leurs ressources intérieures pour maintenir une croissance forte et soutenue.

Les pays africains doivent adopter des politiques susceptibles d’élargir l’assiette fiscale, a-t-il recommandé, notant que les recettes des impôts qui constituent la source la plus importante des ressources intérieures, ne cessent de s’améliorer en Afrique.

Lors du même atelier, le DG de la Banque Marocaine du Commerce extérieur (BMCE Bank), Brahim Benjelloun Touimi, a recommandé d’élargir les opportunités d’épargne et donc de finances additionnelles, de développer la finance de proximité (microfinances), de disséminer les services financiers et bancaires et d’intégrer le secteur informel dans les économies africaines. Il a, par ailleurs, mis en exergue l’importance de Casablanca Finance City qui est une place financière oeuvrant pour le développement de l’Afrique, en particulier les pays de la région d’Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale.

De son côté, la séance sur les « flux financiers illicites » a été fructueuse en matière de données et c’est Hassan Ennasser, secrétaire général de l’Unité du traitement des renseignements financiers (UTRF), entre autres, qui a pris la parole à ce sujet en plaidant pour la création d’un réseau africain d’échange d’informations pour lutter contre les flux des capitaux illicites dont le montant moyen oscille entre 50 et 148 milliards USD par an dans le continent.

Il a également indiqué qu’en vue de faire face à ce fléau qui compromet la capacité de l’Afrique à mobiliser les ressources créées pour financer le développement, il faut aussi créer un forum pour échanger les expériences des pays.

Dans la foulée et non sans rappeler que les flux financiers illicites sont des flux de capitaux non comptabilisés provenant du vol et des pots-de-vin mais aussi d’activités criminelles dont le financement du terrorisme, trafic de drogues, contrebande, racket, contrefaçon et toutes formes d’opérations de blanchiment d’argent, il a jugé nécessaire de renforcer les cellules de renseignements financiers (CRF) pour plus de vigilance, à travers la formation continue du personnel, vu que les blanchisseurs d’argent changent souvent de techniques.

Lui emboîtant le pas à ce sujet, la ministre des Finances et du plan au Cap-Vert, Cristina Duarte, a déploré la bataille de longue haleine qu’est la lutte contre ces activités criminelles, qui menacent le développement en Afrique. Tout de go, elle déclare que les gouvernements et fonctionnaires des administrations publiques en Afrique sont tous responsables de ce phénomène qui perpétue la dépendance du continent à l’égard de l’aide extérieure.

Pour rappel, selon la CEA, les transactions commerciales des multinationales, la fraude fiscale, le blanchiment du produit des transactions commerciales, l’évasion fiscale abusive par le biais d’exonérations d’impôts préjudiciables, les exemptions et les fausses facturations entre entreprises représenteraient 60 % des flux financiers illicites.

Par ailleurs, autre problématique, autre plénière, avec le « financement de la lutte contre les changements climatiques« . En effet, à ce propos, Ahmed Sahiri, analyste au Moroccan Agency for Solar Energy (MASEN), a relevé que le Maroc a mis en place une stratégie à long terme et un plan intégré relatifs aux énergies renouvelables des plus ambitieux tout en citant le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) sur « les lacunes en matière d’adaptation« , qui avait fait état de coûts faramineux d’adaptation aux changements climatiques pour l’Afrique subsaharienne, si aucune mesure n’est prise bien sûr, pouvant atteindre entre 14 et 15 milliards USD par an et arriver à 70 milliards en 2045.

Initiée pour la première fois en dehors d’Addis-Abeba, cette rencontre a été encore une fois opportune dans la mesure où elle a permis un partage d’expériences et de points de vue entre différentes nationalités certes mais faisant partie du même continent. Quoique l’assistance ait déploré, somme toute, l’absence de certains experts marocains ainsi qu’un manque de documentation des participants marocains.

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