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FESTIVAL DE CANNES: “La Vie d’Adèle” du franco-tunisien Abdellatif Kechiche a décroché la Palme d’or

Kechiche, tout autre… que chiche!

Le film “La vie d’Adèle” du réalisateur tunisien Abdellatif Kechiche a remporté la palme d’or à la 66ème édition du festival de Cannes.

altC’est le choc charnel du 66e Festival de Cannes qui a décroché ce 26 mai la première Palme d’or française depuis 2008.

Le Jury a décerné la plus prestigieuse distinction du cinéma «aux trois artistes du film» qui font vivre cette histoire très sensuelle d’amour lesbienne : le réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche, l’actrice Léa Seydoux et la révélation féminine du Festival, Adèle Exarchopoulos.

«Je voudrais dédier ce prix et ce film à cette belle jeunesse de France que j’ai rencontré pendant la longue période qui fut la réalisation de ce film et qui m’a beaucoup appris sur la liberté et le vivre-ensemble. Je veux le dédier aussi à une autre jeunesse par rapport à un acte qui s’est déroulé pas si longtemps, la révolution tunisienne pour s’exprimer, vivre et aimer librement», a déclaré le réalisateur Abdellatif Kechiche

Souvenons nous que Hollywood avait refusé de produire un autre film de la compétition, Behind The Candelabra (Ma vie avec Liberace), à cause de scènes homosexuelles beaucoup moins explicites, joué entre autre par Michel Douglas. Ce dernier était le grand favori et finalement le grand perdant de la soirée.

Le prix de l’interprétation masculine a été remis à Bruce Dern dans “Nebraska” d’Alexander Payne, le prix d’interprétation féminine à Bérénice Bejo pour “Le Passé” d’Asghar Farhadi.

Le chef d’œuvre du réalisateur japonais Kore-Eda Hirokazu a reçu le bien mérité Prix du Jury pour “Tel père, tel fils”, une histoire de deux bébés échangés à la naissance qui met le concept de la paternité à rude épreuve.

Le Prix du scénario célèbrela fresque cinématographique “A Touch of Sin” (Un zeste de péché) du Chinois Jia Zhangke. Le jury a loué « une histoire captivante du début jusqu’à la fin ». Le réalisateur dont les films ont étés interdits en Chine jusqu’à 2005 a expliqué que « le cinéma me permet de croire dans la vie. Le film est pour moi la meilleure façon de lutter pour la liberté. »

Le Grand Prix a été remis par une légende encore très vivante, Kim Novak, à des frères qui vont peut-être le devenir bientôt: “Inside Llewyn Davis”, des cinéastes oscarisés Ethan et Joel Coen.

Le Prix de la mise en scène attribué au film le plus violent et le plus discuté du Festival. “Heli” du Mexicain Amat Escalante met en scène l’enfer quotidien que les narcotrafiquants font subir à la population.

La Caméra d’or pour un premier film a été attribuée à Anthony Chen pour “Ilo Ilo”.

La Palme d’or du court métrage a été remise à Safe du réalisateur coréen Moon Byoung-Gon, né en 1983. Pendant 13 minutes, il raconte avec beaucoup de finesse l’histoire terrifiante d’une fille qui se cache à la fin dans un coffre-fort.

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