in

COTE D’IVOIRE: Percussion africaine – Projet “Tam-tam de femmes”

La percussion africaine jouée par des femmes aura son festival.

A l’origine de la conception d’un festival se trouve une découverte d’images impressionnantes de femmes mandingues diffusées sur une chaîne de télévision étrangère.
Toutes vêtues de grands boubous bleus, elles jouaient d’instruments, chantaient et dansaient.


C’est officiel. C’est le déclic du projet de Norbert Yao Etranny dénommé «Tam-tam de femmes».

Lorsque l’ancien Dg du Cnac l’affirme devant les médias nationaux, il est en plein sourire. Il comptait partir, pour la première édition de «Tam-tam de femmes» prévu pour août 2012 à Abidjan, avec 10 africaines à sélectionner, de janvier à juin. Mais reconnaissant que cela a un coût qu’il n’est pas certain de payer avec son équipe, il va se contenter de celles qu’il ira chercher sur place dans le pays, où des gens lui ont déjà promis qu’elles en existent.

«Tam-tam de femmes est un projet d’identification et de recensement des ensembles artistiques traditionnels féminins comportant une section de percussion exclusivement tenue par des femmes», explique Etranny, qui soutient en outre que «ce projet vise à promouvoir et à sauvegarder ce pan méconnu de la culture africaine que constitue la percussion féminine», avec en toile de fond, le souci de «partager ce message avec le reste du monde». 
Ce projet d’Etranny, qui vise également l’institution d’une «Journée mondiale de la percussion féminine», rencontre l’adhésion du ministre de la Culture et de la Francophonie.

«Nous sommes impatients de le voir se réaliser dans tous ses éclats et dans toute sa splendeur», se félicite Maurice Kouakou Bandaman, qui annonce par ailleurs, à la rentrée prochaine de son département, au plus tard fin février 2012, «une vraie journée culturelle avec toutes les composantes d’arts dont les danses traditionnelles».
Le président de la fédération nationale des danses et des arts traditionnels de Côte d’Ivoire (FENDATCI), Doumbia Souleymane, celui de la Fondation des artistes de Côte d’Ivoire (FONDACI), Aimond William, une représentante de la CEDEAO (Communauté Econmique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), le directeur artistique du Festival international de Théâtre sans frontière, Acho Weyer, le conteur-chanteur Obin Manféi et la comédienne Prisca Masseleni, étaient présents à la cérémonie.

SENEGAL: La rébellion casamançaise du MFDC retient prisonniers plusieurs soldats

CAMEROUN: L’étau de l’affaire Eto’o!