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COTE D’IVOIRE: Livre de Père Koffi Charles – «l’Eglise catholique de Côte d’Ivoire – Quel avenir?»

Foi  va de “père” avec management?

Le Père Koffi, prêtre du diocèse d’Abidjan, curé de la paroisse Saint Viateur de la Riviera-Palmeraie, a présenté, au cours d’une dédicace, son ouvrage «Eglise catholique de Côte d’Ivoire: quel avenir?», au Collège Saint Viateur.


L’abbé Ambroise Mandah, le préfacier de ce livre, par ailleurs président de l’Union fraternelle du clergé ivoirien (Ufraci), a fait sa lecture de cet ouvrage. Il n’a pas manqué de présenter l’auteur, son parcours académique et ecclésiastique. Il a dit l’idée originale qui s’y dégage.

«L’idée principale du livre repose sur un diagnostic stratégique du système ecclésial. Notre église, du moins celle qui se trouve en Côte d’Ivoire, après 100 ans d’évangélisation a besoin de s’arrêter, le temps d’une réflexion, pour analyser son parcours et prendre les moyens d’une meilleure insertion dans cette société ivoirienne en crise», a relevé le préfacier, qui a commenté les 4 parties de l’œuvre du Père Charles Koffi: le grand malaise, le diagnostic, les perspectives stratégiques et de la nouvelle évangélisation.

Il soulignera que l’église catholique court 34 grands risques qui peuvent menacer sa survie sociale et spirituelle. Pour lui, l’auteur a fait des propositions concrètes pour sortir de la situation de l’ornière dans laquelle est impétré le clergé ivoirien pour reprendre son processus de développement.

Il fera aussi la description de la nouvelle évangélisation qui devrait reposer sur un plus grand amour de l’église et de systèmes pastoraux clairs. A l’en croire, l’écrivain initie une réflexion pointue sur l’environnement vital de l’église catholique selon la formation qu’il a reçue. Cette réflexion, pense-t-il, peut et doit engager beaucoup d’autres experts.

Le Père Charles Koffi, qui se présente comme prêtre et manager, dans son mot, évoquera ses motivations à travers ce livre de 274 pages sorti chez Vallesse Editions. «Nous avons un amour particulier pour l’église et pour Dieu que nous servons. J’ai fait des études qui ne sont pas forcément classiques et qui portent sur la gestion de sociétés (Master en droit, économie et gestion obtenu à l’Université de Rennes I). Toute organisation doit se soucier de son avenir. Je pars du constat que l’église catholique de Côte d’Ivoire vivait au quotidien sans se préoccuper de son avenir», a ajouté Père Charles Koffi, qui a diagnostiqué la crise identitaire que vit son église, le risque de mission, le risque de faisabilité et le risque environnemental que connaît l’église catholique.

«Beaucoup de chrétiens sont déçus de l’environnement de l’église. Ensemble, on peut travailler à redorer l’image de l’église dans la société. Si je me tais, qui saura que ce questionnement est porté par un ensemble de prêtres? Il y a beaucoup de choses positives dans l’église (dont la catéchèse, les conversions). L’un des problèmes de notre église est son problème économique. J’ai tenté de proposer à l’église de Côte d’Ivoire une structure (Ecclesio-Conseil), une Sarl au capital social de 200 millions CFA comprenant 2000 parts dont l’unité est à 100.000 CFA. C’est une entreprise pour l’église et non de l’église. Les souscriptions ont débuté à l’étude du notaire Me Yapo Flore, et nous avons l’aval d’au moins un évêque. Le succès de ce projet repose sur l’implication totale et effective de tout le clergé et des fidèles», a fait savoir l’écrivain, qui a expliqué dans le menu détail son projet qui est, est-il convaincu, la réponse aux préoccupations soulevées et à ce qu’il décrit dans son livre et qui est la clé pour une église catholique forte et indépendante.

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