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COTE D’IVOIRE: Deux évènements à la Pentecôte – Le mercenaire burkinabè Ouérémi arreté à l’Ouest et tournée du FPI à l’est

Pente…côte d’Ivoire?

Le week-end de la Pentecôte a été marqué, en Côte d’Ivoire, par deux événements non-chrétiens mais pleins de sens pour l’avenir du pays. Il s’agit d’une part, de la tournée politique du Président par intérim du FPI (Front Populaire Ivoirien), Dr. Sylvain Miaka Ouretto, dans la région du Zanzan (Est de la Côte d’Ivoire); et d’autre part, l’arrestation sans accrocs du mercenaire burkinabé et supplétif des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire), Ouédraogo Rémi dit Amadé Ouérémi, par les soldats français de l’opération Licorne qui l’ont ensuite remis aux FRCI, l’armée d’Alassane Dramane Ouattara.

altOn peut affirmer à leur analyse, qu’à l’Ouest où la rébellion armée pro-Ouattara sévissait depuis septembre 2002 avec son cortège de massacres, de viols, de trafics illicites divers et d’expropriation des terres aux autochtones, la situation n’a fondamentalement pas changé.

Même si un des mercenaires en vue, Amadé Ouérémi, a été arrêté après moult tergiversations du régime Ouattara et de nombreuses pressions de la “communauté internationale” sur Abidjan. A l’évidence, l’arrestation du mercenaire burkinabé Ouérémi n’est certes pas négligeable, mais elle apparaît comme une exhibition d’un second couteau, là où les sabres sont camouflés et protégés.

On le sait tous, Amadé Ouérémi obéit à des chefs de guerre. L’Ouest ne retrouvera jamais la quiétude tant que ceux-là continueront d’agir en toute impunité via des dozos et des Frci. L’arrestation d’Amadé Ouérémi n’a donc pas stoppé le drame de l’Ouest. Et ne la fera d’ailleurs pas. Ouérémi a sans doute été arrêté parce que son “indépendance” a fini par gêner les intérêts de certaines multinationales dans la zone. Sinon, ce mercenaire sévit depuis 2003 à l’Ouest et dans le mont Peko sans que cela n’émeuve ni l’armée française, ni la “communauté internationale” qui en étaient amplement informées.

Si à l’Ouest, le drame se poursuit avec un coup d’éclat, celui de l’arrestation d’Amadé Ouérémi ; à l’Est, c’est l’espoir qui pointe à l’horizon pour les Ivoiriens. C’est à juste titre que les populations du Zanzan sont sorties nombreuses pour réserver un accueil époustouflant à la délégation de la direction du Fpi qui y a entrepris une tournée politique, du 16 au 20 mai 2013.

Depuis le renversement du Président Gbagbo, le 11 avril 2011, la Côte d’Ivoire vit sous le joug de la dictature. De nombreux dirigeants du Fpi et des pro-Gbagbo sont arrêtés, l’insécurité est galopante, la misère et le chômage endémiques, le niveau de vie a profondément chuté, l’argent ne circule plus… Les Ivoiriens ont perdu l’espoir en l’avenir.

Cette première tournée du Fpi à l’intérieur du pays marquée par la visite aux prisonniers politiques de Bouna dont l’ex-Premier ministre, Pascal Affi N’Guessan, président du Fpi, a été visiblement perçue par les Ivoiriens comme un motif d’espoir.

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