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Charlotte Dipanda: la sensuelle Diva de la musique camerounaise!

Charlotte au pays des merveilles? L’histoire de la jeune femme née à Yaoundé pourrait presque être un conte de fée tant son ascension s’est faite rapidement, signe d’un talent naturel qui aujourd’hui prend toute sa dimension.

“Tout le monde chantait à la maison, c’était normal, et avant moi ça n’avait pas éveillé de vocation quelconque” relativise Charlotte. La jeune camerounaise a commencé par être choriste en studio et sur scène. Elle a accompagné les plus grands tels Manu DIBANGO ou Rokia TRAORE avant d’intégrer la chorale Gospel pour 100 voix avec laquelle elle s’est produite dans les Zéniths de France, aux côtés d’artistes comme Axelle RED.

En 2009, elle donne à sa carrière un virage décisif en se consacrant à son aventure solo. Quelques mois après, Charlotte DIPANDA accouche de son 1er bébé nommé “Mispa“. Ce 1er album est enregistré à Paris avec Guy NSANGUE, la référence des bassistes camerounais. Remplissant parfaitement son rôle de réalisateur, il a su comprendre l’univers acoustique qu’affectionne la jeune femme et donner à l’ensemble une jolie cohérence. Penchant par moments du côté du makossa en passant par l’afrobeat.

Avec ce projet, elle a sillonné les scènes de l’hexagone et a été propulsé au rang de vedette au Cameroun, sa terre natale où elle fait désormais salle comble. Elle a continué à côtoyer les artistes du continent qui voient en elle une des dignes représentantes du chant dans la lignée des divas africaines. Sa route croise alors celle d’un “grand frère”, un camerounais, bassiste d’exception et chanteur de renom. Richard BONA la prend sous son aile et lui fait l’honneur d’ouvrir ses concerts.

Parallèlement, Charlotte garde au chaud ses nouvelles compositions. Après plus de 200 concerts, il est temps pour elle d’offrir à son public un 2ème album. On ne change pas une équipe qui gagne ! Guy NSANGUE est à nouveau de la partie ! L’album est alors tout chaud, prêt à être lancé sur le marché du disque. On retrouve la même sobriété que sur Mispa avec une touche en plus, celle de la maturité. Ce disque teinté d’émotion nous emmène en voyage au détour des mélodies, savant mélange de traditionnel, de jazz et d’acoustique avec des textes en douala, en bakaka et en français.

Au détour d’un titre, nous avons la belle surprise de retrouver Richard BONA en duo ainsi que Jacob DESVARIEUX, le célèbre chanteur de Kassav. Si on s’attarde sur la pochette de l’album, nous avons la joie de découvrir une autre collaboration, celle de Lokua KANZA qui a écrit la chanson “Kumb’élolo“. L’épreuve du 2ème album est souvent périlleuse mais Charlotte DIPANDA transforme l’essai !

Dube L’am raconte de belles histoires. “Dube L’am“, qui veut dire “Ma foi” traduit les convictions de Charlotte et toutes ces choses en quoi elle croit. Cette naïveté qu’elle a de toujours voir le meilleur en l’autre.

«Massa». C’est le titre de la 3ème galette musicale de 10 chansons, un hommage à ces mamans qui sont décédées très tôt sans avoir eu le temps de voir grandir leurs enfants. Charlotte Dipanda est aujourd’hui une artiste bien accomplie tant dans sa vie privée que professionnelle. La preuve sur la pochette de ce 3ème opus, elle a les yeux grands ouverts, avec un sourire enchanteur comme pour admirer ses fans. 

Dans «Massa», chanté en Douala et en Bakaka, la spécialiste des musiques d’écoute y dévoile aussi la misère du continent. Un continent qui souffre de ce que ses populations ne s’impliquent pas dans son épanouissement. On y retrouve aussi dans «Na bia te» (Si je savais) des conseils à l’endroit des femmes. Loin d’être une donneuse de leçons, Charlotte Dipanda les interpelle parce qu’elles sont des êtres extraordinaires et que pour cette raison, elles doivent se respecter et se donner de la valeur.

L’album est concocté avec la collaboration du Capverdien «Nando» (Fernando Andrade) qui a longtemps travaillé pour Césaria Evora, les guitaristes Hervé Samb du Sénégal et Olivier Tshimanga du Congo ou encore le percussionniste brésilien Zé Luis Nascimento. Et comment oublier le partenaire de longue date, le bassiste Guy Nsangue chargé de traduire les envies de Charlotte en tant que réalisateur. C’est à lui qu’incombe la lourde charge de traduire les émotions de cette voix langoureuse et suave qui sait pénétrer l’âme en douceur. «Avec lui, il suffît d’un regard pour qu’il comprenne ce que je veux», confie-t-elle.

Nous, public, pouvons nous considérer comme privilégiés … Nous pourrons raconter à nos petits-enfants comment nous avons vécu l’ascension d’une grande dame de la musique africaine !

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