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CAMEROUN: Hommage au journaliste Stéphane Tchakam

Que la terre lui soit légère!

L’ancien journaliste de Cameroon Tribune, directeur de la rédaction du quotidien Le Jour, s’est éteint, à Douala à 40 ans.

Stéphane Tchakam est mort. Jamais phrase n’aura provoqué autant d’incrédulité et de consternation dans le monde local des médias. Et même au-delà. Lundi 13 août 2012, les amis, connaissances, confrères et parents qui accourent à l’hôpital général de Douala ont les visages défaits, des sanglots s’échappent ici et là, les regards se perdent au loin… Quelques heures plus tôt, alors que certains se laissaient encore bercer par les bras de Morphée, le journaliste de talent livrait son dernier combat. Pour rendre son dernier souffle à un peu plus de 5h. L’âpre lutte avait débuté des heures plus tôt. Le directeur de la rédaction du quotidien Le Jour achevait son repos maladie de 2 semaines, après une hospitalisation à Yaoundé, à la suite d’un violent accès palustre.

Pourtant, le pire n’est pas derrière celui qui aura mis sa plume à contribution pour Cameroon Tribune pendant 8ans. Où il a notamment occupé le poste de chef service de la Communication pour la division régionale de la Sopecam pour le Littoral.
En effet, alors que le boss se prépare à rejoindre ses collaborateurs de “Le Jour” pour une semaine de travail qu’il attendait avec impatience, samedi soir, il commence à se plaindre de ne pas se sentir très bien.

Yvan, un proche, raconte: «Je lui ai acheté des médicaments. Il a un peu dormi. Mais le dimanche matin à 4h, il se met à crier de douleur. Il dit qu’il a mal aux pieds, au cœur et aux reins. Dans la journée, il appelle son médecin traitant à Yaoundé. Celui-ci prend connaissance des symptômes et lui prescrit Malacur et Efferalgan, mais aucun médicament n’arrivait à le soulager».

A 19h, Marion Obam, consoeur et amie de Stéphane, débarque avec lui à l’hôpital général de Douala. Arrivée un peu plus tôt chez lui à Makèpè, elle lui avait apporté du bouillon de poisson et du plantain pilé, à la demande express de son ancien collègue au quotidien Mutations.

Pendant le séjour à l’hôpital, les médecins lui prescrivent deux poches de sang dont la première sera placée à 23h. Des complications s’ensuivront. Quand Marion rentre à 1h du matin, la situation semble connaître une accalmie. Sauf que… «Il me rappelle vers 4h pour me dire que ça ne va pas. Il a des crampes généralisées. Que si je n’arrive pas vite, je ne pourrai pas lui dire au revoir. Le temps de trouver un taxi… »

Stéphane, qui aurait eu 41 ans le 16 décembre prochain, s’en est allé. Son corps est transféré à Yaoundé à la demande de la famille.

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