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BANDE DE FILLES: Film sur le quotidien en banlieue parisienne de 4 jeunes filles noires

Africiak! 

Film qui met en scène le quotidien en banlieue parisienne de quatre jeunes filles noires: Karidja Touré, AssaSylla, Lindsay Karamoh et Mariétou Touré. 

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Film qui met en scène le quotidien en banlieue parisienne de quatre jeunes filles noires: Karidja Touré, AssaSylla, Lindsay Karamoh et Mariétou Touré. Après la présentation du film à Cannes, en mai dernier, «Bande de filles» de Céline Sciamma est sorti en salle et c’est une tornade de critiques favorables qui s’abat actuellement sur ce film, qui met en lumière quatre jeunes filles noires. Tout le monde est tombé sous le charme. Il y a que pour elles: Karidja Touré, Assa Sylla, Lindsay Karamoh, Mariétou Touré, sont les starlettes du moment. Propulsées sous les projecteurs médiatiques par “Bandes de filles”, le film de Céline Sciamma est en salle et elles sont les starlettes du moment, en France. Les critiques ont unanimement salué ce film. 

«Si “Bande de filles” est si réussi, c’est qu’il transcende un sujet a priori social, voire sociologisant. S’emparer d’une réalité contemporaine peu représentée à l’écran, tout en la stylisant, en restituer la complexité en la sublimant, voilà le tour de force de la réalisatrice, qui ose un film physique. Elle valorise la beauté des corps, jeunes, souples, athlétiques, toujours en mouvement», écrit “Télérama”.

“Le Monde”, pour sa part, s’extasie sur ces «amazones franches»  qui sont «belles, noires. Elles parlent et rient très fort, elles bouillonnent, de colère et de joie. Lady, Adiatou, Fily et Vic».

Et d’ajouter: «Sous ces noms, un peu magiques, qu’elles se sont choisis, ces gamines des cités réinventent leur identité, s’affranchissent des assignations et des stigmates qui leur collent à la peau depuis la naissance (cité, sexe, couleur). Toutes quatre, elles se déclarent héroïnes, libres et fortes, à l’image des joueuses de football américain qui se jettent les unes sur les autres dans la fabuleuse scène d’ouverture du film, au son d’un hymne post-new wave, apocalyptique et galvanisant. Cette tension entre un contexte inspiré par la réalité des banlieues française et un imaginaire ouvertement branché sur le cinéma américain est le nerf de “Bande de filles“, 3ème long-métrage, rageur et scintillant, de la réalisatrice Céline Sciamma. Elle est en fait la profonde originalité, qui vient laver à grande eau la trame du récit d’apprentissage en lui injectant un sous-texte féministe transgenre, et le lyrisme d’une ode enflammée à la jeunesse d’aujourd’hui».

Le quotidien de droite, “Le Figaro”, écrit de son côté: «Qu’on ne s’y trompe pas, Bande de filles est bien un film de cinéma, presque deux heures d’un récit à la fois intense et elliptique, qui colle aux baskets d’une adolescente noire. Marienne a 16 ans et peu d’espoirs d’échapper à un destin morose dans son quartier. Les mâles font la loi, à commencer par son grand frère, machiste, brutal. On veut l’envoyer faire un CAP. Sa mère lui propose de travailler avec elle comme femme de ménage. Marienne entre alors dans la bande de Lady et se fait appeler Vic. Les petites loubardes noires ne font pas grand-chose de mal. Une virée à Paris, une partie de mini-golf, une sortie à la Défense. Des combats de rue, aussi, pour montrer qu’elles sont des “bonhommes”».

Pour  “Des films et des mots”, c’est l’émotion qui est mis en exergue: «Puissant, bouleversant, révoltant, “Bande de filles”  vous prend aux tripes et ne vous relâche que bien après le générique de fin».

Et de poursuivre: «Céline Sciamma livre un portrait plein de tendresse et sans concession de ces jeunes filles solidaires et complices, unies seules contre tous. Un film poignant dont on ne ressort pas complètement indemne».

Le “Blog du Cinéma” abonde dans le même sens: «Un film maîtrisé, qui réussit progressivement à créer empathie, suspens, description d’un contexte social inédit. Un retour en force du Girl Power ainsi que l’affirmation d’une réalisatrice, Céline Sciamma. C’est un film d’une rare maîtrise qui réussit, en passant par le soin apporté à créer une vraie connexion avec ses personnages, à nous raconter une histoire touchante sur un parcours individuel de femme, écho à la place féminine dans notre société».

A la lumière de cet accueil favorable et d’une bonne couverture médiatique, “Bande de filles” a toutes les chances de connaître un succès dans les salles.

Jean OLOHOU

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