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Après le marathon de Paris, la gambienne Siabatou Sanneh est revenue avec un puits pour son village

Siabatou Saneh, qui a participé à pied au marathon de Paris du 12 avril 2015, pour défendre l’accès à l’eau potable en Afrique, est revenue à Bullenghat sous les applaudissements des habitants.

Siabatou Saneh avait été accueillie en héros par les habitants de son village. Elle, qui avait participé à pied au marathon de Paris pour défendre l’accès à l’eau potable en Afrique, est revenue à Bullenghat sous les applaudissements des habitants de son village de Gambie. Cette femme longiligne, âgée de 43 ans, a en effet ramené avec elle un puits de pompage, pour éviter aux habitants de devoir, comme elle, parcourir 42 kilomètres par semaine, pour pouvoir boire et se laver.

Un marathon symbolique pour sensibiliser sur les problèmes d’accès à l’eau. Le 12 avril 2015, Siabatou Sanneh avait accepté de quitter pour la première fois son pays et de se glisser au milieu des 54.000 coureurs du marathon de Paris, pour sensibiliser aux problèmes d’accès à l’eau dans le monde. Une participation symbolique au marathon, qu’elle a effectué avec sa tenue traditionnelle, ses sandales et un bidon sur la tête.

Pour venir en aide aux familles comme celle de Siabatou Sanneh, l’ONG britannique “Water for Africa” avait lancé cette campagne de collecte de fonds, pour financer des pompes à eau dans les villages reculés de Gambie. Siabatou Sanneh ne comptait donc pas faire le meilleur temps du marathon, mais revenir au village avec l’argent nécessaire pour financer l’installation d’un puits de pompage, pour alimenter son village en eau.

Accueillie en héros dans son village, la mère de famille est donc revenue, la semaine d’après à Bullenghat, avec le puits de pompage. Une telle infrastructure coûte 4.900 euros et se monte en 5 jours. De quoi alimenter le village en eau, pour laver les habitants et nourrir les bêtes notamment.

“Water for Africa” a déjà financé 120 projets de ce type en Gambie. Selon l’ONG, entre 200 et 300 pompes à eau seraient nécessaires dans le pays pour approvisionner les populations et pallier les 40% à 60% de puits ou systèmes de pompage qui tombent en ruine.

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