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AFRIQUE DU SUD: Frederik de Klerk justifie l’apartheid et la logique de séparation raciale

De Klerk déclare et “sclère”!

Des propos tenus par Frederik de Klerk provoquent des réactions indignées et le mettent sous le feu des critiques. Dans une interview à la chaîne américaine CNN, le 10 mai, il a refusé de condamner le principe de séparation entre les Noirs et les Blancs. Frédérik de Klerk a reçu avec Nelson Mandela le prix Nobel de la paix en 1993, pour avoir mis fin au système de ségrégation raciale.

Durant l’entretien télévisé, Frédérik de Klerk a regretté les injustices et les atteintes aux droits de l’homme durant l’apartheid mais, selon lui, le concept de séparation des populations ayant des cultures et des langues différentes n’est pas «répugnant». Des propos qui dérangent et choquent en Afrique du Sud, alors que la notion de nation arc-en-ciel a souvent été mise à mal ces derniers temps.

Frederik de Klerk justifie donc l’apartheid et la logique de séparation raciale, défendant notamment le principe des Bantoustans: ces territoires que le régime
ségrégationniste avait assignés aux populations noires. Le dernier président de l’Afrique du Sud non-démocratique affirme que «le concept consistant à créer (comme les Tchèques et les Slovaques l’ont aujourd’hui) ou à dire que l’unité ethnique, avec une culture, avec une langue, où chacun peut être heureux et combler ses aspirations démocratiques en ayant son propre État, cela n’est pas répugnant».

Pour les analystes, ces propos montrent bien que pour Frederik de Klerk l’apartheid est un concept valide. Ses mots ont donc provoqué de nombreuses réactions indignées. Une organisation pour la défense de la Constitution sud africaine, a demandé à l’ex-chef d’Etat de rétracter ses propos.

Sur les réseaux sociaux sud-africains, beaucoup se sont dits extrêmement choqués. Certains ont appelé à ce qu’on lui retire son prix Nobel de la paix. La Fondation de Klerk a bien tenté d’expliquer que les propos de l’ancien président ont été mal compris, les commentaires furieux ont continué d’alimenter les discussions sur twitter et sur les ondes des radios, rappelant parfois que les Nations unies ont défini l’apartheid comme un crime contre l’humanité.

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