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TUERIE DE FIRENZE: Manifestation convoquée samedi 17 à Piazza Dalmazia, à 15h

Réconcilier pour panser la blessure entre la Communauté sénégalaise et la ville de Firenze.

Ils s’appellent Modou Samb (40 ans et habitant à Sesto Fiorentino) et Mor Diop (54 ans et habitant à via Primo Settembre), les deux frères sénégalais lachement tués, à Firenze; par Gianluca Casseri, un italien d’extreme droite, à Piazza Dalmazia, armé d’un pistolet Smith & Wesson 357 Magnum.

 

Avec eux, avait été blessé un autre frère sénégalais, Moustapha Dieng (34 ans), hospitalisé en pronostic réservé à l’hopital Careggi.

Les deux autres compatriotes, eux aussi grièvement blessés par l’assassin italien, cette fois au marché de San Lorenzo, en plein centre de Firenze, sont Sougou Mor (32 ans) et Mbengono Cheik (42 ​​ans).

Les Sénégalais ont organisé une marche dans toute la ville, pour grande partie de la journée. Ils se sont unis en pleurs et, en face du Baptistère, ils ont prié,  assis par terre et en silence. Ils ont également demandé justice et ont voulu voir le corps de l’assassin car ils n’y croyaient pas.

Partis au nombre de 200, après 13h de Piazza Dalmazia, où sont tombés les premiers trois frères sénégalais, sous les coups meurtriers de Gianluca Casseri, à la fin, à Piazza del Duomo, le nombre avait triplé et une assemblée spontanée a été organisée, avec les précieux marbres du Baptistère comme tribune: Y sont également montés le Président de la Région Toscane, Enrico Rossi, et l’imam de Firenze, Izzedine Elzir.

A rappeler qu’il y a plus de 20 ans, en mars 1990, la même Piazza del Duomo fut le théâtre d’une autre protestation de la part des frères sénégalais. Alors c’étaient les relations difficiles entre la ville et les frères ambulants à avoir créé des tensions: la protestation fut marquée par une grève de la faim (avec des pancartes comme “Firenze n’est pas Pretoria»), et une manifestation nationale.

Auourd’hui, c’est la colère contre «les grains du racisme, les pleurs contre un lâche attentat, à réunir la communauté la plus pacifique qu’il existe», a déclaré l’imam de Firenze.

Le premier à prendre la parole a été le président de la Région Toscane, Rossi Enrico qui, traduit par un frère sénégalais, a déclaré: «La Toscane est à vos cotés. C’est un devoir d’être ici, je vous apporte la solidarité de toute la Toscane».

«Un attentat lâche, résultat de 10 ans d’une partie de la politique, faite de haine, fascisme et racisme», a déclaré l’Imam de Firenze, qui a également rappelé les événements de Torino, invitant à prier Allah d’accepter les deux victimes comme «des martyrs, parce morts sans aucune faute sinon celle d’être de bons citoyens», ainsi que pour les blessés. Lançant également un appel à être des «citoyens responsables», il a remercié la Communauté de Sant’Egidio, la Caritas et les institutions et autres autorités, pour la proximité démontrée.

A Piazza del Duomo a également parlé, entre autres, Mas Thiam, sénateur représentant les Sénégalais de l’Extérieur.

Un nouveau rendez-vous a été convoqué, samedi 17 décembre, à 15h, à Piazza Dalmazia, pour un «grand événement» tandis que d’autres manifestations ont été promues pour aujourd’hui et les jours à venir à Firenze, Pistoia et Pisa. Tous et pas seulement les Sénégalais ont été invités. 

«Nous sommes des gens très doux mais quand il s’agit de descendre dans la rue, on ne plaisante pas. Ce que nous avons fait en 1990 montre que nous n’avons pas peur de combattre. Nous voulons faire une grande manifestation pacifique. Ce qui s’est passé à Firenze ne doit pas se répéter. Nous voulons la vérité: pourquoi ce gars si dangereux, qui était sur le web, était en ballade?», a déclaré Pape Diaw, le porte-parole de la communauté sénégalaise florentine, qui a d’ailleurs annoncé une conférence de presse pour «donner notre version, car il y a aussi des choses qui ne nous apparaissent pas claires».

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