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Trottinettes électriques: quand risque-t-on la contravention en Italie?

Trottinettes électriques, plaques d’immatriculation et assurance: que dit le code de la route? Le décret expérimental donne mandat aux maires de réglementer la circulation des scooters sur le territoire de leurs municipalités.

De plus en plus répandus (surtout dans les grandes villes) comme moyen de locomotion facile, d’une ville à l’autre, les trottinettes électriques semblent être la nouvelle passion des Italiens.
On doit cependant porter une attention particulière au choix du modèle. Si jusqu’à il y a quelques mois, il n’y avait pas de règles à suivre, à partir de mi-2019 l’achat, la possession et l’utilisation d’un scooter électrique sont précisément réglementés. Et, comme pour toute autre infraction au code de la route, qui est pris “en faute”, risque une amende de plusieurs dizaines d’euros, voire, dans le pire des cas, plusieurs centaines d’euros.

En sait quelque chose un malencontreux “trottinettiste” de Turin, qui a écopé d’une amende de plus de 1.000 euros par la police municipale de la capitale du Piémont. En fait, le conducteur a été retrouvé sans certificat d’assurance et d’immatriculation, alors que le véhicule (la trottinette électrique) n’était pas équipé d’une plaque d’immatriculation ordinaire. Ainsi, Code de la Route à la main, les gardes municipales de Turin ont collé une amende de 1.079 euros. Et le mec s’en est tiré à bon compte après tout car la police aurait aussi pu décider la saisie du véhicule (avec une nouvelle augmentation de la sanction économique) sans que personne ne puisse broncher.

Comme l’exige la circulaire émise par la police municipale de Turin, ce 21 octobre dernier, en fait, si les trottinettes électriques dépassent la vitesse de 6 km/h dans les zones piétonnes (à savoir, sur les trottoirs), elles sont à tous égards comparables aux cyclomoteurs. À ce titre, elles doivent être munies d’une assurance, de documents d’immatriculation du véhicule et de plaques d’immatriculation. A défaut, le propriétaire du véhicule sera passible des sanctions prévues dans ces cas par le Code de la route.

La circulaire, en particulier, est le résultat du décret-loi du 27 Juillet de cette année, qui délègue aux municipalités la plupart de la réglementation sur la circulation des scooters électriques et autres moyens de transport “alternative”. En effet, le décret stipule que quiconque monte à bord d’un scooter doit être titulaire d’un permis régulier ou, s’il est adulte, d’un permis de conduire et ne peut dépasser 6 km/h dans les zones piétonnes et 20 km/h sur les pistes cyclables.
Pour le reste, les règles doivent être établies par les maires des municipalités qui décident de lancer une expérience permettant aux trottinettes, planches à roulettes et autres moyens “alternatifs” de mobilité.

CONEIL: Donc, avant de monter sur votre deux-roues, assurez-vous des directives prises par la police municipale ou le maire de votre ville. Vous pourriez économiser des centaines d’euros d’amendes.

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