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SÉNÉGAL: un hymne contre la candidature d’Abdoulaye Wade

Single intitulé «Faux! Pas Forcé» du mouvement “Y en a marre”.
Le mouvement “Y en a marre” a lancé un single intitulé “Faux ! Pas Forcé” présenté comme «un hymne contre la candidature d’Abdoulaye Wade», à la présidentielle prévue le 26 février prochain.

«Pour nous, ce produit artistique est une contribution au combat du peuple sénégalais contre la troisième candidature de Me Abdoulaye Wade», a dit Cheikh Fadel Barro, coordonnateur du mouvement, dans une déclaration lue lors d’une conférence de presse, organisée en prélude au “Congrès du peuple” prévu à la Place de l’Obélisque à Dakar, à l’appel du Mouvement du 23-Juin (M23), dont “Y en a marre” est membre.
Le même jour, la coalition de la majorité organise le congrès d’investiture de son candidat, le chef de l’Etat sortant, Me Abdoulaye Wade.

Le refrain du morceau chanté par Kilifeu, Simon et Xuman dit: «Abdoulaye (Wade)! Faut pas forcer /J e le jure, faut pas forcer / Abdoulaye Respecte ta parole / Je le jure faut pas forcer».

Cheikh Fadel Barro a précisé que le single “Faux! Pas Forcé” est un extrait de la compilation du même nom, à sortir prochainement. Le disque est composé de 15 titres chantés par différents groupes et artistes Hip-Hop, «connus et underground, membres du mouvements issus des Esprits de toutes les contrées du pays».

«Mieux vaut prévenir que guérir. Le Sénégal est sur le point de s’embraser du fait de l’obsession et de l’entêtement d’un seul homme au pouvoir”, a dit le journaliste, estimant que la responsabilité de “Y en a marre” est de «lui barrer la route avant qu’il ne soit trop tard».
Et d’ajouter : «Le titre “Faux! Pas Forcé” s’adresse directement à Abdoulaye Wade pour lui demander de se ressaisir avant qu’il ne commette l’irréparable. Les textes appellent chacun à devenir un vrai citoyen engagé dans la vie de son quartier, sa ville, sa région, son pays».

Pour “Y en a marre”, mouvement lancé en janvier dernier, «a contestation est cependant une proposition : le droit de défendre ses droits, d’exiger des comptes sur l’utilisation des fonds publics. Tout dans l’esprit du NTS (Nouveau type de Sénégalais), dans le respect des lois et règlements».

La candidature du président Abdoulaye Wade à un nouveau mandat en février 2012 fait l’objet de débats entre partisans et adversaires. Juristes, politiques et acteurs de la société civile ont une inteprétation différente de la Constitution.
Les uns estimant que le texte interdit une nouvelle candidature, tandis que d’autres jugent que un nouveau mandat est possible. L’actuel chef de l’Etat, élu en mars 2000 et réélu en février 2007.

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