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SENEGAL: «La femme-parfum» d’Abdoulaye E. Kane

Cinquième roman de l’ancien ministre de la culture.

Auteur du livre «La femme-parfum», le professeur de philosophie à l’Ucad, Abdoulaye Elimane Kane, a profité de la cérémonie de dédicace, pour rappeler les « Enjeux du global et du local », sous-titre de ce roman de fiction.

L’auteur pose à nouveau le rapport entre la modernité et la tradition. Abdoulaye Elimane Kane refuse que la tradition soit vue comme un simple conservatisme. Il pose une énigme en disant: «La modernité n’est pas forcément synonyme de développement, de progrès». A travers ce roman où la question de la tolérance religieuse est un sujet phare, il lance un appel à s’inspirer des religions traditionnelles.
«Il ne s’agit pas de retourner aux religions traditionnelles, mais plutôt de s’inspirer de la particularité de la pratique de ces religions. C’est-à-dire la pluralité, la tolérance».

Satisfait de la cohabitation religieuse au Sénégal, il souligne cependant que «rien n’est définitivement acquis. Il est impératif de toujours cultiver la tolérance à l’image des religions traditionnelles».

L’amour occupe une place de choix dans ce roman, mais ici le principal obstacle à son épanouissement est la religion. Kadia et Bilo en sont les victimes à cause de leur différence de religion. L’amour est aussi un sentiment de respect, de considération.

Abdoulaye Elimane Kane exprime dans ce livre des idées philosophiques. Il appelle «à la libération de la femme africaine», selon Ahmadou Ly, professeur de lettres modernes, qui ajoute également que ce roman est une réflexion sur les questions d’homme, sur l’art, l’esthétique. Contrairement à l’interprétation qu’en feront certains, le titre de ce roman est loin d’indiquer une intimité profonde ou sensuelle.

“La Femme-parfum” est juste le nom d’une création, d’une robe. En effet, dans cette fiction, le professeur Kane revient souvent sur le stylisme qui est pour lui un prétexte pour parler de la mondialisation, du capitalisme. Il est question des échanges Sud-Nord. L’auteur invite enfin, à travers ce roman, «à l’avènement d’un monde nouveau, porteur de valeurs nouvelles».

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