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SÉNÉGAL: 10ème Dak’ART – Biennale d’Art Africain Contemporain

Biennale… 10 sur 10!

Le Sénégal accueille, du 11 mai et jusqu’au 10 juin 2012, la 10ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain. Une vitrine, un lieu de rencontre entre créateurs, amateurs et collectionneurs, mais aussi un espace de débats sur les enjeux du moment. La sélection officielle présente cette année 42 artistes. Aux côtés d’un “off” de plus en plus dynamique.

Cette année, le Dak’ART, dont la sélection officielle compte 42 artistes, venus de 21 pays africains et de l’Ile de la Réunion, a essentiellement récompensé de jeunes artistes.

Au total, le “in” propose cette année une grande diversité de techniques: «Nous avons de la peinture, nous avons de la sculpture, des installations, de la photographie, de la vidéo, explique Ousseynou Wade, le secrétaire général de la biennal. Il y aura une performance. Toutes les formes d’expression se retrouvent dans cette sélection de 2012».

En parallèle à la sélection officielle, présentée au musée Théodore Monod, figure le “off”: il s’agit de la partie vivante, vibrante du Dak’ART, celle qui permet le plus de rencontres et de découvertes. Il n’a cessé de se développer depuis ses premiers pas: «Cela a pris de l’ampleur, c’est très exponentiel. En 1998, à la troisième édition du off, il n’y avait que 29 sites d’exposition à Dakar. Aujourd’hui, il va y avoir 180 lieux d’exposition au Sénégal», confie Joelle Lebussy Fall, l’une des coordinatrices du “off”.

Dakar n’est plus le lieu où tous les événements auront lieu. Il faut désormais compter avec la banlieue. Et Saint-Louis, l’ancienne capitale, au bord du fleuve, qui propose cette année encore son «Grand off».
Le «off» de la biennale s’internationalise également de plus en plus. Il présente un nombre croissant d’artistes non-sénégalais. La Galerie «Le manège» de l’Institut Français va ainsi proposer cette année une exposition du Burundais Serge-Alain Nitégéka. L’entreprise Eiffage va exposer des peintres ivoiriens. L’espace Raw Material va présenter des artistes camerounais.

Le manque de lieux d’exposition susceptibles d’accompagner cette croissance a poussé les organisateurs à associer, de plus en plus, patrimoine et création contemporaine. A Rufisque, des oeuvres vont pouvoir être vues dans les cours d’une dizaine de maisons historiques. A Saint-Louis, l’Ile Saint-Louis classée patrimoine mondial de l’humanité servira d’écrin à de nombreuses expositions. A Dakar, le site de la biscuiterie de la Medina, qui fait partie du patrimoine industriel du pays, doit accueillir plusieurs grands noms de l’art contemporain sénégalais.

Au-delà du «in», du «off», la biennale se veut enfin un lieu de confrontation d’idées. Différents colloques sont prévus autour du thème «Création contemporaine et dynamique sociale». Un prétexte, selon Ousseynou Wade, «pour examiner sous divers angles le dialogue qu’entretiennent les artistes contemporains avec un environnement social en constante mutation».

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