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« THE SAMARITANS »: La commédie africaine qui ironise sur les Ong-bidons qui veulent « sauver l’Afrique »!

Sauve… qui peut?

Au Kenya, a été diffusé une production indépendante qui se moque des Associations internationales qui veulent « sauver l’Afrique » mais ne savent pas comment s’y prendre. Protagoniste est la phantomatique « Aid for Aid » (Aider pour aider). Le metteur en scène déclare s’etre «inspiré de la réalité pour faire rigoler et faire réfléchir« .

altAu Kenya, a été diffusé une production indépendante qui se moque des Associations internationales qui veulent « sauver l’Afrique » mais ne savent pas comment s’y prendre. Protagoniste est la phantomatique « Aid for Aid » (Aide pour aide). Le metteur en scène déclare s’etre «inspiré de la réalité pour faire rigoler et faire réfléchir« .

Une ONG qui ne fait rien si ce n’est remplir les tweets et les pages Facebook de mots vides comme «faire la différence», «changer les choses», «mesurer l’impact« .

Un cynique directeur (blanc) catapulté « sur le terrain » à diriger une équipe de collaborateurs farfelus (colorés), des projets inexistant pas, du vide médiatique et surtout absence totale de valeurs, respect, l’éthique et solidarieté. Voici les ingrédients du  premier « moqumentaire » (documentaire – moquerie): une fiction Tv satirique créée avec l’intention déclarée de se moquer) sur l’univers des ONG internationales. Particulier à ne pas négliger: l’oeuvre est produite et réalisée au Kenya .

« The Samaritans » (Les Samaritains) – c’est le titre – raconte l’histoire de la phantomatique organisation « Aid for Aid » (Aide pour Aide) dont la mission est de «ne rien faire ». Le set est le bureau de l’organisation à Nairobi, où les coopérants (dirigés par le jeune Américain Scott, fils à son tour d’une coopérante et avec un Master à peine décroché à Stanford) passent leurs journées à tenter d’interpréter les requêtes provenant du siège social à Londres, écrivant rapports et invitant des hashtag à lancer sur les médias sociaux; l’objectif de leurs agitations est évidemment de « sauver l’Afrique» , mais aucun d’entre d’eux ne semble vraiment savoir comment, et, à surprise, arrive la «plus grande donation» de l’histoire de l’ONG, un véritable défi se déclenche: comment l’utiliser? Et pour faire quoi?

«Au Kenya , il y a plus de 4000 ONG enregistrées et, au fil des années, j’ai entendu pas mal d’histoires droles sur elles. C’est ainsi que quand on m’a demandé d’écrire une commédie pour la télévision, j’ai pensé raconter ce monde-là« , a déclaré le créateur de la série, Hussein Kurji de Xeinium Productions à Nairobi. 

Et des histoires, Kurji en sait vraiment tout un tas, comme celle (tout à fait vraie et reprise dans la fiction) du Club Texan qui a organisé un concours pour sauver le rhinocéros, mettant en jeu un safari de chasse au rhinocéros. Comme reporté par CNN. 

«C’est une comédie et donc on rit, mais on a aussi voulu réfléchir sur quelques défauts qu’on perçoit comme pays destinataires des aides: le syndrome du sauveur, dont le directeur de l’ONG est un exemple, l’incompétence, la transparence floue et la clarté dans les objectifs… Et puis, ce ne sont pas toutes les ONG qui sont comme ça; en effet, on a introduit dans la série une autre association, rivale de « aid for Aid », qui bosse sérieusement. On la donne comme revers positif pour faire comprendre ce que si on veut, on peut« , explique le producteur. 

La série, qui a été diffusé avec énorme succès au Kenya en octobre 2013, continuera jusqu’en 2015 et les producteurs (qui l’ont réalisée à travers la collecte de fonds du « crowdfunding ») bougent pour en vendre les droits dans tous les pays anglophones.

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