in

PRÉSIDENTIELLE SÉNÉGALAISE: Sénégal: Duel Wade – Sall: Qui du maitre ou de l’élève?

L’élève à la relève: enverra-t-il… le maître paître?

Le second tour de la présidentielle sénégalaise aura lieu comme prévu le dimanche 25 mars. Deux choses sont sûres: lLa première est que le pays de la Teranga va élire son 4e président depuis son accession à l’indépendance le 4 avril 1960. La deuxième certitude est que le duel va opposer Abdoulaye Wade à Macky Sall.


Pour le reste, on est dans l’expectative. C’est le cas par exemple du taux de participation dont on ne peut savoir à l’avance s’il sera élevé ou pas par rapport au premier tour.
Il en est de même pour les conditions dans lesquelles va se dérouler le scrutin. On avait redouté des troubles le 26 février dernier au regard de la tension qui montait autour de la candidature du président sortant. Mais les Sénégalais ont agréablement surpris, sur un continent où les élections sont de plus en plus synonymes de troubles, en votant dans le calme.
Pour ce second tour, on se demande s’il en sera toujours ainsi vu que l’enjeu est encore plus de taille parce qu’il n’y a plus de seconde chance. Mais en attendant, on observe tout simplement que l’ultime bataille pour la conquête du fauteuil présidentiel oppose un maitre à son élève.
Qui l’emportera sur l’autre, bien que les pronostics soient favorables à Macky Sall avec le ralliement de la plupart des candidats de l’opposition? Dans cette élection du 25 mars, Abdoulaye Wade joue le rôle du maitre pour avoir été le mentor de Macky Sall.
Avant d’être aujourd’hui dans l’opposition, ce dernier a fait ses armes au Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation politique de Wade, à laquelle il a adhéré à la fin des années 80. Pour son militantisme, il a même été récompensé avec des postes de haute responsabilité après l’élection historique de Wade le 19 mars 2000. C’est ainsi que Macky Sall a été Premier ministre du Sénégal de 2004 à 2007, un record dans le Sénégal de Wade qui change de ministres comme il change de chemises. Après avoir dirigé la campagne de l’élection présidentielle de 2007 remportée par l’opposant historique, il est élu président de l’Assemblée nationale.
C’est de ce poste qu’il sera contraint à la démission par Abdoulaye Wade en 2008. Le divorce entre les deux hommes est parti de là également. Maitre et élève sont devenus chien et chat. Et voilà donc Macky Sall qui est devenu, à son corps défendant, un élève qui s’est dressé contre son maitre.
En plus de contester la gestion de Wade, son bilan de 12 années de gestion du Sénégal (dont il est lui aussi comptable pour au moins 8 ans) Macky Sall défiera dans quelques jours celui qui lui a mis les pieds à l’étrier de la politique.
Wade doit certainement regretter d’avoir maltraité et humilié un militant qui deviendra, ironie du sort, son principal contradicteur et contempteur. C’est à se demander si Wade peut vraiment le regarder droit dans les yeux. Il doit se sentir coupable d’avoir pensé que Macky Sall ne survivrait pas politiquement d’une démission du PDS. Mais contre toute attente, surtout de la part du président sortant, l’élève s’est rapidement fait une place dans le landerneau politique sénégalais et a damé le pion à de vieux routiers de la politique.
On notera aussi que le duel met aux prises deux personnes ayant une grande différence d’âge. Alors que Macky Sall n’a que 51 ans, Abdoulaye Wade affiche 86 printemps au compteur de la vie. Un rapide calcul donne une différence d’âge de 35 ans entre “Gorgui” (“Vieux” en wolof) et le «jeune» Macky Sall.

Tout ce que l’on souhaite aux Sénégalais est qu’ils puissent se choisir dans la paix, celui de ces deux challengers qui pourra bien faire leur affaire. Sénégalais, aux urnes donc !

CAN 2013: Les villes des matchs connues lundi

IMMIGRATION: 1,3 millions d’immigrés en Lombardie