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NIGERIA: Boko Haram déclare un cessez-le-feu

Silence à la violence!

La secte islamiste Boko Haram a décrété un cessez-le-feu, via Sheikh Abou Mohamed Abdoulaziz qui se dit être le numéro 2 de ce mouvement qui a imposé la loi islamique, par la violence, dans 12 Etats du nord du Nigeria, ont rapporté les médias locaux.

altÀ partir de l’Etat de Borno, dans la province de Maiduguri où se trouve le quartier général du mouvement, ce leader islamiste a affirmé avoir été chargé par le fondateur de la secte Aboubakar Shakau, de décréter ce cessez-le-feu pour mettre fin à la souffrance des populations qui endurent des violences engendrées depuis 2009 par certains membres radicaux de Boko Haram, a rapporté Albany Tribune, un journal nigérian en ligne indépendant.

S’adressant en langue Haoussa à quelques journalistes de la presse locale, le numéro deux de Boko Haram a affirmé que ce cessez-le-feu a été décrété «à la suite d’une série de rencontres avec des responsables gouvernementaux à Abuja. Nous avons eu récemment une rencontre avec le gouvernement de l’Etat de Borno. Nous avons décidé d’observer un cessez-le-feu selon la situation sur le terrain», a dit le responsable, cité par l’agence d’information chinoise.

Abdoulaziz a indiqué en effet bénéficier «du consentement et de l’approbation de notre chef Aboubakar Shekau», fondateur de cette secte en 2003 mais qui a décidé de passer à la lutte armée depuis 2009, causant la mort de plus de 3 000 personnes, parmi elles des membres de la minorité chrétienne du Nord du Nigeria et des éléments des forces de sécurité.

Abdoulaziz a également appelé les membres de Boko Haram qui activent dans les autres Etats du nord à déposer les armes pour encourager la paix et le dialogue avec un gouvernement nigérian qui a pris cause pour défendre le Mali contre Al-Qaïda, en engageant ses troupes dans les forces armées de la Cédéao.

A titre de rappel, c’est un général nigérian qui a été choisi pour commander la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). «J’appelle à tous les membres à cesser les hostilités», a donc déclaré Abdoulaziz qui a choisi une nouvelle méthode de communication qui est la rencontre avec les journalistes au lieu de recourir à l’envoi d’un texte, de poster une vidéo sur Internet ou des appels téléphoniques à la presse, pour communiquer.

A noter cependant que l’on ignore la position réelle du fondateur de Boko Haram, soupçonné d’entretenir des liens directs avec les terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Toutefois Boko Haram a émis des conditions pour mettre en application ce cessez-le-feu et qui consiste en la libération de tous les détenus appartenant à cette secte, ce qui relève complètement du délire puisque de nombreux éléments de ce mouvement terroriste ont été arrêtés et condamnés pour des faits de terrorisme avérés.

«Nous demandons au gouvernement de satisfaire nos revendications, dont la libération de nos membres», a-t-il indiqué. Les autorités d’Abuja répondront-elles favorablement à cette demande? Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée pour le moment de la part du gouvernement du président Jonathan Goodluck.

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