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NAUFRAGE DU JOOLA: Les juges français ordonnent un non-lieu dans l’instruction du dossier du bateau sénégalais

Jo…oh la la?  

Les juges d’instruction français qui enquêtent sur le naufrage du bateau Le Joola, ont ordonné, mardi 28 octobre, un non-lieu, suivant ainsi les réquisitions du parquet d’Evry.

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Les juges d’instruction français qui enquêtent sur le naufrage du bateau Le Joola, ont ordonné, mardi 28 octobre, un non-lieu, suivant ainsi les réquisitions du parquet d’Evry. Les juges ont pris cette décision “en raison des dispositions internationales” qui les empêchent d’engager des poursuites en France pour ce drame survenu au large de la Gambie”. Les avocats de Mame Madior Boye et cie crient victoire. 

Les avocats sénégalais chargés de défendre les 9 personnalités de l’Etat inculpé par un juge français dans l’affaire du bateau «Le Joola», qui a chaviré aux larges des côtes gambiennes le 26 septembre 2002, se sont réjouis de la décision de non-lieu rendue par la justice française. Me El Hadj Diouf a ainsi crié victoire relevant que leur combat a porté ses fruits.

«Le juge français a appliqué la loi, notamment la Convention de Montego Bay (Jamaïque) sur le droit de la mer que nous avons plaidé devant la Chambre d’instruction de Paris, que nous avons développé en saisissant le parquet d’Evry qui était en phase avec nous. Nous avons plaidé toutes les exceptions. Donc, nous nous attendions à ça parce que le juge nous a toujours rejoint depuis très longtemps, dès le début, sur nos positions qui étaient justes, qui étaient des positions de droit», a déclaré Me El Hadj Diouf intervenant sur cette affaire. 

Avec ses amis du pool d’avocats de la défense de l’Etat du Sénégal, Me El Hadj Diouf a toujours soutenu que cette affaire ne pouvait pas être jugée en France.

«Nous avons dit pendant longtemps que vous (juges français-ndlr) ne pouvez pas juger cette affaire en France parce que la justice française était incompétente. Le droit de la mer, notamment la Convention de Montego Bay, donne le droit exclusif à l’Etat propriétaire du pavillon, donc l’Etat propriétaire du bateau. Et là donc, seul le Sénégal peut juger cette affaire», poursuit Me El Hadj Diouf, rappelant que Mame Madior Boye et Youba Sambou avaient été mis hors de cause dans ce dossier depuis 2011.

Il évoque leurs «immunités et privilèges de juridiction» en tant que Premier ministre et ministre de Forces armées, malgré les accords judiciaires d’extradition nationale qui existent entre le Sénégal et la France.

Selon Me El Hadj Diouf, le juge Jean Wilfrid Noël était manipulé par un des avocats de la partie civile. Et, alors qu’il était bien dit que les victimes sénégalaises ne pouvaient pas se joindre à la procédure ouverte en France, il a relevé «la démagogie» des «droits de l’hommistes» et des «associations des familles des victimes (sénégalaises) qui s’agitaient ici au Sénégal», même s’il a personnellement reconnu que le drame est bien triste et déplorable.

Pour lui, «c’était une tentative d’humiliation du Sénégal», comme le pensait le président Abdoulaye Wade qui avait d’ailleurs exigé «que le Sénégal soit défendu et que la dignité de l’Afrique soit préservée».

A en croire Me El Hadj Diouf, «les juges, les autorités françaises, même le Quai d’Orsay avait dit que ce n’était pas possible de poursuivre, mais Jean Noël était un juge manipulé. C’est pourquoi nous nous sommes battus pour obtenir ce résultat définitif», s’est-il félicité en rappelant qu’il a travaillé sur ce dossier avec Maîtres Moussa Félix Sow, AïssataTall Sall et Masokhna Kane.

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