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MALI: A propos des attentats terroristes de Paris et Bamako

Paris parie avec furie, l’Afrique périt d’incurie! Face à l’horreur perpétrée à Paris, on ne peut pas se retenir de pleurer et de dénoncer la barbarie d’une frange de l’espèce humaine. Le terrorisme est un mal, pire un fléau du monde contemporain. Le terroriste est un être humain qui sacrifie la vie d’autres êtres humains pour parvenir à un funeste idéal. Mais en quoi peut-on véritablement justifier une telle option? Aucune raison ne peut pousser autrui à tuer des innocents pour une cause. Les causes qui se nourrissent du sang des humains est celle du démon et rien ne sert de se cacher derrière une soutane ou un boubou. Rien ne sert de pousser la barbe pour paraître le plus croyants des fidèles barbus. Rien ne sert de s’attacher une ceinture d’explosifs et se faire exploser dans une gare bondée, dans un avion en plein vol, devant un stade comble et tout le bataclan. Rien ne sert de crier le nom de Dieu avant de massacrer les enfants du même Dieu. Vous ne passerez même pas devant les portes du paradis. Vous ne connaîtrez jamais le repos de votre âme. Parce qu’on ne passe pas par le mal pour parvenir au bien. Le terrorisme est une plaie, pire, une gangrène qui se propage à l’échelle de la planète. Malheureusement la lutte contre le mal semble parcellaire et mitigée. Chacun balaie devant sa cour en regardant la case du voisin se consumer. Après les attentats de Paris, les occidentaux viennent de se rendre compte qu’ils ne sont pas en sécurité malgré leur plan sécuritaire béton vanté parfois avec un peu d’excès. En frappant Paris, les djihadistes viennent de démontrer qu’ils n’ont pas besoin d’aller loin pour recruter et opérer. Ils ont travaillé à dresser des Français contre leur propre patrie. Peu importe s’ils sont d’origine française ou pas, leur nationalité est française. Leurs gourous ont lavé leur cerveau et il faudra vite trouver l’antidote de ce lavage sale et horrible. Il faut vite s’essuyer les larmes, arrêter la rhétorique émotionnelle et faire face aux défis pressants. Il faudra également parler le même langage au sein des grands regroupements comme l’Union européenne, le G 20, l’OTAN, l’ONU, etc. Il faudra aussi faire preuve d’un peu de discrétion en demandant aux médias de la fermer un tant soit peu. Tant pis, si le droit de savoir et la liberté d’expression sont écorchés. On ne va pas en guerre tambour battant. Il y a trop de choses qui se disent sur vos médias et pendant que vos journalistes « chevronnés » vous arrachent les vers du nez, le terroriste prend des notes pour peaufiner ses plans d’attaque. Pendant que les caméras se bousculent sur le champ des scoops pour retransmettre en direct le « spectacle », le terroriste profite de la naïveté du voyeurisme qui se dupe. Enfin, tant que vos citoyens éclairés ne cèderont pas une partie de leurs libertés individuelles aux services de renseignements, le terroriste passera toujours entre les mailles des systèmes de communications, aussi sophistiquée soient-ils. Pendant que Boko Haram ou Etat islamique en Afrique de l’Ouest fait la pluie et le beau temps au Nigéria, au Cameroun, au Tchad ou au Niger, le monde se contente de regarder. Pendant que des milliers d’innocents sont tués, deux cents filles sont enlevées, les dirigeants du monde se contentent de condamner en fermant les yeux et se bouchant les oreilles. De toute façon, ça n’arrive qu’à l’Afrique. Chaque jour, l’hydre pousse des tentacules et s’épanouit en narguant les pouvoirs impuissants. Pendant ce temps, des satellites de toutes sortes planent au-dessus de nos têtes, nous espionnent nuit et jour, sans voir le moindre déplacement ou une seule position des escadrons de la mort. Pendant ce temps, des contingents militaires viennent se balader sous le nez de Boko Haram, sans la moindre escarmouche, juste pour collecter des informations. De toute façon, quand ils viennent chez nous, c’est pour parfois faire de la figuration et passer du bon temps au pied des hécatombes en s’offrant parfois le loisir d’abuser du garçonnet ou de la fillette impubère. Depuis les attentats de Paris, le monde se mobilise, l’armada est sans commune mesure, on parle même de guerre contre les fossoyeurs de la liberté. Mais le plus avisé sait que ces malfaiteurs imberbes ou barbus ont bénéficié en partie du soutien tacite de pays de l’Europe et du Golf. Selon des observateurs avertis, les fonds des terroristes émaneraient d’une quarantaine de personnalités, membres du G20. On se rappelle encore l’histoire de Ben Laden et son meilleur ennemi juré. Quand on cajole un serpent dans son sein, on ne le rend pas moins venimeux ou sans poison. Il finit toujours par mordre pendant les séances de caresses, parce qu’il reste un serpent. Vivement, puisse le pari de Paris sonner le glas du terrorisme partout sur la terre, même en Afrique. Là-bas, les attentats tuent, malheureusement le drame n’est pas retransmis en direct ; les victimes ne peuvent pas se payer le luxe d’une édition spéciale sur un média mondial. Pourtant, la terre tourne ! Clément Zongo

LOMBARDIE: Introduction du Revenu d’autonomie (“Reddito di autonomia”)

LOMBARDIE: Introduction du «Reddito di autonomia» (Revenu d’autonomie sociale)