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MADAGASCAR: Un Français, un Italien et un Malgache jetés au bûcher à Nosy-Be

Ça se gâche mal chez les Malgaches?

Emeute à Nosy-Be : Un français, Thierry et un italien, Gianfalla Roberto, deux présumés trafiquants d’organes, ainsi qu’un malgache, ont été brûlés vifs.

altTrois personnes ont été tuées par une foule en colère, jeudi 3 octobre à Nosy Be. Un Malgache et deux Européens, dont un Français, étaient accusés par la foule meurtrière d’être impliqués dans une affaire de trafic d’organes, après la découverte du corps mutilé d’un enfant.

Soupçonnés dans une affaire de trafic d’organe, trois individus ont été roués de coups puis jetés aux flammes. La foule s’est déchaînée sur eux après la découverte du corps d’un enfant, dépourvu d’organes.

La mort sur le bûcher pour trois présumés trafiquants d’organe. Vers 7 heures du matin, Gianfalla Roberto, un ressortissant italien jouissant de la nationalité française et son prétendu complice français répondant au nom de Thierry ont été torturés avant d’être jetés sur un brasier sur une plage, près de l’embarcadère de Cratère, à l’est de l’île de Nosy Be. À la tombée de la nuit aux alentours de 18heures, un certain Zaidou, natif même de l’île au parfum, soupçonné d’être de mèche avec ces deux Européens, a subi la même sentence antique. Appréhendé par le fokonolona dans la banlieue d’Ambatozavavy, il a été conduit en pleine ville, dans le quartier de Daresalama. Après avoir été lynché, il a péri sous le supplice des flammes.

C’est le rapt de Mohamad, un petit garçon de huit ans qui a mis le feu aux poudres. Dépourvue de certains organes, la dépouille de cet enfant, disparu depuis vendredi, a été rejetée par la mer mercredi vers 23h30 du côté de Madirokely, non loin de l’embarcadère de Cratère où le bateau des deux ressortissants étrangers, victimes de vindicte populaire a jeté l’ancre, depuis une semaine.

Quelques heures plus tôt, une foule d’émeutiers s’est ruée vers le bateau pour l’inspecter lorsque des rumeurs, selon lesquelles le corps de l’enfant pourrait être caché à bord, ont fait le tour des environs. Depuis leur arrivée, le Français et l’Italien qui, aux dernières nouvelles, ne seraient pas répertoriés dans le registre du consul de l’Italie de l’île, auraient été plusieurs fois aperçus en train de déplacer de lourdes glacières.

Mercredi soir, après avoir surveillé le bateau, le fokonolona l’a fouillé de fond en comble sans pour autant mettre la main sur quoi que ce soit de compromettant. Les personnes qui l’ont investi ont même jeté un coup d’œil dans le frigo, mais celui-ci était vide selon les témoignages de Homady, un chef de famille résidant dans les parages. À l’entendre, une piste selon laquelle le corps du petit garçon a été jeté en mer, a gagné la peuplade de riverains qui avaient envahi les lieux. Ramené sur la plage par les vagues, la dépouille du gamin dont l’appareil génital, le nez, les yeux et les oreilles avaient été arrachés aurait glacé lorsqu’il a été découvert. Du coup, l’étau se serait resserré autour des deux étrangers. Cuisiné par les émeutiers, l’un des gardiens du bateau les ont conduits aux alentours de 5 heures du matin jusqu’à l’hôtel de ses patrons. Tombés dans les griffes des premiers, les deux suspects ont été aussitôt passés à tabac. Ils auraient fait des aveux et dénoncé leurs complices, qui se terrent à Andilana, à vingt kilomètres de la ville, avant qu’ils ne soient jetés au feu.

Contraints de se cloîtrer dans leur camp après que sept de leurs maisons aient été incendiées avec un camion la veille, les forces de l’ordre ne sont pas intervenues dans ces scènes de désolation. Montrés du doigt d’avoir caché Zaidou, ils ont enduré la colère de la population.

« Deux morts et dix blessés ont été admis dans nos services pendant ces affrontements », affirme Julien Randrianarison, médecin chef de l’hôpital de Nosy Be. Dans les rangs du fokonolona, des bruits selon lesquels Zaidou a accepté de sacrifier ses deux fils dans ce prétendu trafic avant qu’il ne fasse machine arrière a circulé. Curieusement, Mohamad, celui de son frère Nono a été enlevé.

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