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LIBYE: Sarkosy a menti selon la cour pénale internationale

«Des milliers et des milliers de morts» ont été évités en Libye grâce à l’intervention militaire, selon Nicolas.

Ces chiffres fantaisistes avaient déjà été démentis par des sources indépendantes qui ont enquêté sur place http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110617.OBS5317/libye-amnesty-conteste-le-nombre-de-victimes-et-accuse-les-rebelles.html.

De même, les fameux 6000 morts du début de la crise Libyenne, chiffre qui a justifié la résolution 1973, proposée par la France et prise en urgence au Conseil de Sécurité, ne sont que le résultat de la propagande du Conseil National de Transition http://www.algerie-plus.com/actualite/libye-6000-morts-avant-lintervention/, reprise à son compte par la France.

La Cour Pénale Internationale vient elle-aussi de contredire ces chiffres et confirme ainsi le véritable mensonge d’état auquel se sont livrés le président français et son gouvernement pour justifier une intervention dont les résultats s’avèrent maintenant catastrophiqueshttp://www.lalumieredesracailles.net/?p=339.

En se livrant à un inventaire morbide mais nécessaire quand il s’agit de rendre la justice, la CPI a relevé 208 morts a Benghazi et 775 sur l’ensemble de la Libye, imputables aux forces gouvernementales et à la responsabilité de Kadhafi.

C’est énorme, et Kadhafi doit être jugé pour ces crimes, pour autant, on est loin, très loin des massacres annoncés.

Si le mandat d’arrêt lancé par la CPI à l’encontre de Kadhafi est indiscutable, l’action de la CPI pose d’autres questions.

En effet, le CPI intervient en Libye dans le cadre de la résolution 1970 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui lui demande d’enquêter sur tous les crimes relevant de sa responsabilité (crimes de guerre et crimes contre l’humanité), quelle que soit la personne coupable de ces crimes.

Or, il semble bien que Luis Moreno-Ocampo, le procureur chargé du dossier, ait préféré limiter son enquêtes aux crimes commis par le camp Kadhafi. Il a bien annoncé que les crimes commis par les rebelles relèvent aussi de son mandat, mais sans lancer de véritable enquête pour l’instant.

De leur côté, Amnesty International et Human Rights Watch, dénoncent les crimes commis par les rebelles, notamment envers les immigrés africains, ainsi que le choix du Conseil National de Transition et de la « coalition » de laisser faire ….

Du côté de l’ONU, Lynn Pascoe, secrétaire général adjoint aux Affaires politiques de l’ONU, en réponse aux critiques des pays africains contre l’intervention de l’OTAN, vient de faire un curieuse déclaration en soulignant que Kadhafi était «responsable de la grande majorité des pertes civiles».

Comme quoi, on peut être un criminel de guerre, l’important selon l’ONU est de ne pas être le criminel majoritaire.

Au vu des charges qui pèsent contre lui, lancer un mandat d’arrêt contre Kadhafi, oui. Mais il est sûr que si la justice internationale était un peu plus équilibrée, on n’aurait moins l’impression que la décision de la CPI n’est qu’un nouvel élément de propagande pour diaboliser le dirigeant libyen.

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