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LIBYE: Le pays au bord de la guerre civile!

Chaos sans… “aLibye”?

L’offensive lancée par le général Haftar et son groupe armé contre les groupes radicaux de l’est du pays prend la tournure d’une véritable guerre civile. A Tripoli et à Benghazi, les diplomates commencent à évacuer les lieux tandis que la base aérienne de Tobrouk – l’une des plus importantes du pays – s’est ralliée au général Haftar.

altL’offensive lancée par le général Haftar et son groupe armé contre les groupes radicaux de l’est du pays prend la tournure d’une véritable guerre civile. A Tripoli et à Benghazi, les diplomates commencent à évacuer les lieux tandis que la base aérienne de Tobrouk – l’une des plus importantes du pays – s’est ralliée au général Haftar.

«La Libye est une poudrière et le général Haftar tient l’allumette entre ses doigts». Voilà comment certains spécialistes résument la situation en Libye, pays au bord d’un embrasement généralisé. L’opération Dignité lancée, vendredi, par les hommes d’Haftar est en soi le symptôme du malaise libyen. Voilà un général à la retraite qui dirige un groupe armé capable de bombarder, à l’aide d’hélicoptères de combats et de chasseurs Mig, ses adversaires de Benghazi. Le tout, au nez et à la barbe de la très faible armée nationale.

Depuis dimanche 18 mai, le général Haftar a reçu le ralliement des militaires de la base aérienne de Tobrouk alors que le gouvernement a décrété un blocus aérien que manifestement personne ne respecte. Ce lundi soir, dans une intervention télévisée, entourée de ses hommes, tous en uniformes, le chef des forces spéciales, Wanis Bukhamada, a annoncé à son tour le soutien de ses hommes à Khalifa Haftar et sa lutte contre le terrorisme.

Une nouvelle légitimité

Les forces spéciales sont l’une des rares formations légitimes et officielles à combattre les groupes extrémistes. Elles ont d’ailleurs payé un lourd tribut à Benghazi où, depuis juillet 2011, une vague d’assassinats ciblés vise les membres de l’appareil sécuritaire et judiciaire. Ces assassinats sont généralement attribués aux milices islamistes radicales.

Il n’est donc pas surprenant que les déclarations de Khalifa Haftar fassent écho auprès de ces hommes qui ont le sentiment que Tripoli n’a rien fait pour les protéger et soutenir leur combat contre les extrémistes. Ce soutien marque un nouveau tournant dans l’opération de Khalifa Haftar et lui donne une nouvelle légitimité. Le gouvernement semble désormais désemparé par l’ampleur de ce mouvement.

Chacun redoute désormais que les milices radicales de l’Est (celles qui ont participé au soulèvement de 2011) ne donnent une réplique sanglante aux visées du général. Elles ont d’ailleurs envoyé, ce week-end, une bordée de missiles GRAD sur la base du général à Benghazi. L’affaire se corse encore avec le ralliement, à Tripoli, des milices de Zintane, opposées (elles aussi) aux islamistes. Mais leurs adversaires – les milices de Misrata – menacent la stabilité désormais autour de la capitale.

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