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IMMIGRATION EN ITALIE: Un trésor de 123 miliards d’euros (Rapport Caritas Migrantes)

Au gré de l’immigré agréé! 

2,4 millions de travailleurs étrangers produisent 8,8% du PIB italien. Mons Perego et Mons Soddu: «Nous racontons combien l’Italie et les Italiens reçoivent des migrants”.

 

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Il suffit de dire que les travailleurs étrangers en Italie produisent 8,8% du PIB, la richesse totale du pays: un trésor de 123 milliards d’euros. Ils font du bien à l’Italie, mais aussi à leurs pays d’origine, où reportent l’expérience et le capital social acquis en Italie, et où ils envoient les épargnes (5,5 milliards de transferts de fonds) qui créent développement.

Pourtant, les 2,4 millions de travailleurs étrangers, (11% du total) gagnent en moyenne moins que les Italiens (993 euros contre 1.326), sont employés dans des jobs non qualifiés (35,9% des cas), bénéficient généralement d’un faible prestige social. Mais si par exemple, sans eux, à ceux qui seraient confiés les travaux ménagers, les soins sanitaires ou le nettoyage? Voilà les réflexions resssortant du Rapport de l’Immigration présenté par Caritas et Migrantes. 

Le plus souvent, les migrants sont présentés et décrits comme «ceux qui demandent“, “des gens à qui il faut donner“, parce que “nécessiteux“. De l’expérience acquise au cours de nombreuses années de service, Caritas et Migrantes ont, à travers ces pages, voulu inverser la perspective», écrivent, dans l’introduction, les directeurs, Mons. Gian Carlo Perego (Migrantes) et Mons. Francesco Soddu (Caritas Italienne). 

Le rapport illustre «combien au contraire l’Italie et les Italiens reçoivent des migrants qui ont choisi ou qui continuent de choisir le territoireitalien comme destination d’émigration“. Il décrit “les faces des gens qu’on croise, des nouveaux citoyens qui, bien que n’étant pas italiens, contribuent activement à soutenir l’Italie, qui est encore dans de difficiles conditions économique et culturelles“. 

Selon l’ISTAT (Institut des Statistiques Italien), les étrangers en Italie sont plus de 5 millions, soit 8,3% de la population. Que font-ils en Italie? La réponse est dans leurs titres de séjour délivrés essentiellement pour des motifs de: 

◙ travail (48,2%);

◙ famille (40,8%, mais c’est un document qui permet également de travailler);

◙ asile et protection humanitaire (4,8%), en hausse par rapport au passé au point de dépasser les permis de séjour d’études.

Parmi les communautés, 3 nationalités représentent plus de 40% des résidents étrangers:

● Roumanie (22%);

● Albanie (10,1%);

● Maroc (9,2%).

En ce qui concerne la distribution géographique et territoriale nationale, 57% de la population étrangère en Italie sont principalement concentrées dans 4 régions: 

♦ Lombardia (22,9%);

♦ Lazio (12,5%);

♦ Emilia Romagna (10,9%);

♦ Veneto (10,5%).

Etrangers d’accord, mais pour combien de temps encore? Les données disent en effet qu’il y a une augmentation des naturalisations italiennes (acquisitions de la nationalité italienne). Et entre-temps, plus de 800.000 élèves “étrangers” étudient dans les écoles italiennes, et deviendront Italiens eux aussi, tôt ou tard. 

www.stranieriinitalia.it

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