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HYMNE MONDIAL: Les droits d’auteurs font “waka waka”

Un producteur réclame de l’argent au Zangaléwa.
L’un des membres du groupe réfute les accusations portées vendredi dernier à Douala par le nommé Nde Ndifonté.

«Je ne suis pas venu réclamer quoi que ce soit, mais juste clarifier cette situation et dire ce qui s’est réellement passé au sujet des droits de la chanson ‘Wakawaka’, chanson officielle de la Coupe du monde 2010. Les Zangaléwa ont bien perçu de l’argent pour cette chanson. J’avais fait un arrangement avec Sony, la maison de production qui devait verser 45.000 euros (environ 30 millions Fcfa) à ce groupe».

Tels sont les propos tenus par le nommé Nde Ndifonté alias “Wax”, qui se présente comme un artiste, producteur et éditeur de nationalité camerounaise, basé en Afrique du Sud.

Il a soutenu être la personne qui aurait mis en contact les Zangaléwa et la chanteuse Shakira, et qui aurait entrepris les démarches pour permettre au groupe camerounais de rentrer dans ses droits.

Selon Wax, tout commence au début de l’année 2010, lorsqu’il est informé que c’est la chanson du groupe «Zangaléwa» qui sera retenue comme chanson officielle de la Coupe du monde 2010.

«J’ai informé le groupe, notamment Ze Bella, et nous avons eu des contrats de management, d’édition et de possession dans lequel je devais gérer les droits de Zangaléwa et la chanson “Waka Waka”. Dès que l’annonce a été officielle, j’ai fait des négociations avec Sony, la maison de production», affirme-t-il.

Dans la foulée, un contrat de management d’une durée de 3 ans aurait été signé, le 3 avril 2010, avec les Zangaléwa. D’après les négociations qu’il dit avoir fait avec Sony, 33% des ventes de cette chanson devaient être reversées au groupe comme droits d’auteurs, et 5% devaient lui revenir. La maison de production devait aussi verser au groupe camerounais une avance de 60.000 euros (environ 40 millions CFA).

Une proposition qui a pourtant été rejetée par les Zangaléwa. Ces derniers ont préféré traiter directement avec la maison de production basée aux Etats-Unis puisque Sony leur proposait 45.000 euros. «Le contrat que leur proposait Sony n’incluait pas les droits mécaniques qui devaient revenir à Shakira», s’indigne Wax.

Une version pourtant démentie par le groupe Zangaléwa. «Nous avons été informé du choix de notre chanson par Emile Kojedie, un ami qui vit aux Etats-Unis d’Amérique», informe Guy Dooh, joint au téléphone par Mutations.

Ce membre du groupe Zangaléwa soutient par contre que «Wax a mis tout en oeuvre pour nous empêcher de signer le contrat avec Sony. Il a néanmoins touché un cachet qu’il n’aurait pas dû lui revenir».

Ce dernier explique que la procédure s’était enclenchée grâce à Emile Kojedie, un ancien membre du groupe qui vit aux Etats-Unis depuis 15 ans. Emile Kojedie avait saisi un avocat qui a rencontré le conseil de Shakira. Les pourparlers ont duré quelques jours, et un terrain d’entente a été trouvé, explique t-il.

N. P.

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