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HARIMA: Découvrez “2G”, l’abum de baptême de la chanteuse italo-libérienne!

Dans son album de baptême, la chanteuse romaine offre un mix de bass music et influences africaines, un message aux secondes générations: «Sortons du victimisme et valorisons nos origines»

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Elle, c’est Harima et son album de baptême “2G” est la synthèse de son parcours introspectif, à la redécouverte de ses propres racines. «A l’appel de mes origines, j’ai répondu en musique»

Née à Rome de parents libériens en 1980, Karima, de son vrai nom Anna Maria Gehnyei, est un artiste à 360°. Danseuse, chanteur, et auteur de ses textes et bases musicales, elle est également la fondatrice de l’étiquette discographique “Soupu Music”.

«La danse et le chant ont toujours fait partie de ma vie, depuis que j’étais petite. A 18 ans déjà, j’ai eu l’occasion de sillonner l’Italie comme danseuse et, durant cette période, j’ai découvert presque par hasard d’avoir une belle voix. Pendant plusieurs années, j’ai été “Miss Annie” comme vocaliste. J’ai travaillé pour d’importantes maisons de disques italiennes accompagnat des Dj de réputation nationale et internationale, jusqu’à devenir une des voix officielles de Radio M2O, avec laquelle je continue de collaborer actuellement».

«Mais à un moment donné de mon parcours de vocaliste, je sentais le besoin d’appartenir à un autre contexte, je ne me reconnaissais plus dans cette situation-là. J’entendais le rappel de mes racines. Et je ne pouvais pas ignorer cet appel, je devais l’écouter et trouver des réponses. Je me suis concédée 2 ans de recherche intérieure profonde, pendant lesquels j’ai eu la possibilité de réinterpréter le monde qui m’entourait avec un regard plus critique et conscient mais, dans ce parcours, la musique a toujours été une composante essentielle. J’ai voulu accompagner ce parcours de recherche musicale, recherchant une synthèse entre les rythmes africains et ceux occidentaux. C’est ainsi que je me suis mis à la recherche d’un producteur qui m’aide à réaliser mon projet musical. J’ai rencontré Cukiman qui, outre à etre mon producteur actuel, est aussi celui qui a fondé avec moi la “Soupu Music”. Une étiquette discographique, mais avant tout, un projet musical qui a pour objectif de stimuler les musiciens étrangers à être authentiques et ne pas etre manipulés par le système des mass media et des majors. De 2010 à aujourd’hui, nous représentons une vingtaine d’artistes environ, non seulement italiens, mais aussi Africains et Européens».

Karima a débuté comme soliste avec son album “2G”. Ses morceaux sont une fusion de culture, musique et langues. Bass music, grime (le rap des banlieues anglaises) et influences africaines. C’est ça les rythmes à la base de ses textes en pidgin english et que Karima. elle-même, a soigné dans les moindres détails.

«Dans l’album 2G, il y a tout mon parcours, il y a conscience et, en particulier, un message aux secondes générations: celui de sortir du victimisme. Dans une strophe d’un morceau, je chante: “Ne donner pas la faute à la couleur de ta peau”. Pendant trop longtemps, nous avons vécu l’héritage du colonialisme et les gens se sont senties légitimées à insulter, mais maintenant il est temps de mettre fin au victimisme, de réagir pacifiquement et de sentir citoyens».

Dans ses morceaux, il y a politique, la culture, l’identité et la revendication, mais il y a surtout un appel: «Je suis convaincue que la second génération peut se réaliser, qu’elle peut réussir à atteindre d’importants résultats en Italie, mais sans renier ses propres origines, parce que celles-ci sont le pilier de leur succès. Et meme si, selon la loi, je n’ai pas encore la nationalité de ce pays pour loi, aujourd’hui, je me définis une chanteuse italienne d’origine africaine».

Samia Oursana

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