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GABON: Le président Ali Bongo aux USA

Première imvitation et réception du chef de l’Etat gabonais chez Barack Obama, à Washington.

Pour la première fois depuis son accession à la magistrature suprême au terme de l’élection du 30 août 2009, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a été invité par Barack Obama, en tant que chef de l’Etat qui préside, en ce moment, le Conseil de sécurité des Nations unies.


La Maison Blanche considère Ali Bongo comme un « allié important » à l’ONU.

A la Maison Blanche, Ali Bongo Odimba a eu les honneurs du bureau ovale où il a eu, avec son homologue américain, un entretien en tête-à-tête, auquel il n’a pas été permis à la presse d’assister.


Dans le communiqué, Obama a «salué les réformes prises sous la présidence d’Ali Bongo qui ont apporté plus de transparence et de responsabilité au gouvernement», pressant le président Bongo de «prendre d’audacieuses mesures pour éradiquer la corruption et de réformer le système judiciaire et de toutes les institutions clés afin d’assurer la protection des droits de l’homme».

Signe de toute l’importance qu’Obama accorde à son hôte, Bongo et son épouse Sylvia ont été logés au “Blair House”, résidence réservée aux hôtes de marque, à un pas des bureaux du chef de l’Exécutif américain.


Il a été question de nouveaux investissements américains au Gabon dans l’exploitation du pétrole.

Autre aspect palpable, la coopération avec l’Université américaine de l’Oregon et l’envoi en stage d’élèves officiers au pays de l’oncle Sam.


Côté politique, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Gabon Eric D. Benjaminson avait été le premier diplomate a reconnaitre Ali Bongo Ondimba comme seul président de la République Gabonaise, après l’acte posé par l’opposant André Mba Obame qui s’était déclaré président élu avant des poursuites judiciaires à son encontre.


Cette invitation a été mal perçue par la société civile gabonaise, qui avait interpellé le président américain dans une lettre à la Maison Blanche dénonçant la mauvaise gouvernance, la corruption du régime de Libreville et l’absence de démocratie, tout en rappelant Obama à la cohérence de son discours très révolutionnaire d’Accra, sur la gouvernance et la démocratie.

«Si Washington ne se montre pas plus cohérent, simplement parce que le Gabon a voté comme il faut au Conseil de sécurité sur la Libye et la Côte d’Ivoire, nous sommes alors déçus», a obdervé la société civile.


Norbert Ngouma

 

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