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FLUX 2015: Travail saisonnier – Bas nombre de quotas: à peine 10.000!

Flux en reflux? 

La programmation 2015 est encore plus avare qu’au passé, en conséquence des fausses demandes et du fait que sont disponibiles des travaillewurs communautaires (citoyens UE) ou extracommunautaires (citoyens non-UE) déjà présents en Italie.

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Le printemps n’est pas aux portes mais éviter que quand il arrivera, il n’y ait pas d’ouvriers prêts à récolter les fruits des campagnes, il est déjà temps de raisonner sur les nouvelles entrées de travailleurs saisonniers non-UE. A cause de la crise et de la nouvelle composition des travailleurs étrangers employés dans les champs, les quotas des entrées seront encore moins cette année qu’au passé.

Le gouvernement prépare un Décret des flux de  10 à 11.000 quotas, contre 15.000 en 2014 et 30.000 en 2013.

Le nombre des quotas est fixé selon les évaluations experts du ministère du Travail basées sur l’évolution des flux saisonniers en 2014. Les questions présentées étaient un peu plus de 30.000, la plupart refoulées pour violation des conditions requises par les “Direzioni Territoriali del Lavoro ou DTL” (Directions territoriales du Travail). A la fin, les “nulla osta” (autorisation de travail) ont été moins de 9.000 et les contrats effectivement souscrits, à peine 5.500.

Derrière un bon nombre de ces demandes, il n’y avait donc aucune requete d’une quelconque entreprise. “Il s’agissait en grande partie, d’un marché de permis de séjour au lieu de vrais emplois», a expliqué Natale Forlani, Directeur de l’immigration au ministère du Travail, à une réunion avec les syndicats. C’est-à-dire que les aspirants travailleurs saisonniers étaient des étrangers (déjà illégalement en Italie ou même dans leur propre pays) prêts à payer, à des intermédiaires et à des entrepreneurs sans scrupule, la chance d’avoir un permis de séjour, bien que valable pour quelques mois seulement.

Au ministère du Travail, on estime également que désormais 60% des postes saisonniers sont couverts par les citoyens UE (Roumains, Polonais, etc.) qui n’ont pas besoin de décret des flux pour venir en Italie, ou par des immigrés qui sont déjà en Italie. Un autre effet de la crise, qui pousse les chomeurs à faire les ouvriers agricoles.

Les syndicats sont d’accord avec les évaluations du ministère. Cependant, ils demandent aussi des outils plus efficaces pour combattre le “caporalato”, qui exploite, meme avec violence, les travailleurs étrangers ainsi que le marché des permis de séjour qui, en échange de la fausse promesse d’une régularisation, soutire des sous à des gens qui sont déjà dans une difficile situation de malaise.

Giuseppe Casucci, Responsable Immigration du syndicat UIL (Union Italienne des Travailleurs) dénonce le fait que “à la base du substantiel fiasco de la Directive 52 et la loi contre le “caporalato” (embauche illégale), il y ait le fait que la directive n’ait pas été respectée dans le processus de ratification. Sur deux aspects principaux: la possibilité que les syndicats ou les associations puissent représenter l’étranger qui dénonce des conditions d’exploitation et le risque pour le même étranger d’être expulsé, à la fin de la procédure judiciaire contre l’employeur“. 

En outre, selon le syndicaliste, surtout dans le Sud, les offices de collocation n’ont aucun rôle juridique dans la rencontre entre l’offre et la demande. Ainsi, les “caporali” (contremaîtres de l’embauche illégale) ont les mains libres et leurs victimes ne les signalent pas, par crainte de représailles. 

Stranieriinitalia.it

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