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FESPACO: La 24e édition a joyeusement ouvert ses portes

Premier FESPACO post-Compaoré!

«C’est l’Afrique qui ose et l’Afrique qui gagne».  Voilà l’esprit politique et artistique qui régnait lors de l’ouverture de la 24e édition du Fespaco , à Ouagadougou, capitale du cinéma africain . Après la cérémonie au Palais des sports, les 5 000 spectateurs ont apprécié le spectacle… et une certaine liberté retrouvée après la révolution. 

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«C’est l’Afrique qui ose et l’Afrique qui gagne».  Voilà l’esprit politique et artistique qui régnait lors de l’ouverture de la 24e édition du Fespaco , à Ouagadougou, capitale du cinéma africain . Après la cérémonie au Palais des sports, les 5 000 spectateurs ont apprécié le spectacle… et une certaine liberté retrouvée après la révolutionLe président de transition du Burkina Faso, Michel Kafando, est revenu sur l’évolution politique du pays, 4 mois après le changement de régime.

Le Fespaco, le Festival panafricain du cinéma, qui s’est ouvert samedi dans la capitale burkinabè, est entré ce dimanche dans le vif du sujet avec les premières projections. C’est un film burkinabè qui a eu l’honneur de faire l’ouverture: “L’œil du cyclone” de Sékou Traoré.

On attend également la projection annoncée dans les prochains jours de Timbuktu du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako… Le film a failli être déprogrammé. Pourquoi cette hésitation?

Le président burkinabè de la transition Michel Kafando répond: «C’était notre fierté de projeter un film africain qui a été primé 7 fois. Mais nous sommes obligés de tenir compte des impératifs sécuritaires pour nous et pour les festivaliers. Et dès l’instant que nous avons été informés qu’il y avait des menaces sur la projection de ce film, on s’est accordé un petit temps pour réfléchir et voir s’il fallait franchir le rubicon. C’est ce qui a été fait. Le gouvernement a pris la décision de faire diffuser le film Timbuktu ».

Y a-t-il eu des menaces sur le festival ces derniers jours à cause de ce film? 

Michel Kafando : «Indirectement. Nous avons eu, par nos chancelleries à l’extérieur, des informations que le film pouvait être menacé, que le festival aussi pourrait être menacé. Mais pas ici directement. Dès l’instant où nous sommes dans un environnement difficile, vous savez que nous sommes proches du Mali. Avec tout ce qui se passe là-bas… nous sommes proches du Nigeria, nous sommes proches du Niger, avec les menaces de Boko Haram… Donc nous étions obligés d’en tenir compte. Mais sinon, il n’y a pas eu de menaces directes en tant que tel. »

 

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