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CÔTE D’IVOIRE: Amnesty International dénonce un climat de peur dans l’Ouest

Titre du rapport: «Nous voulons rentrer chez nous, mais nous ne pouvons pas».
Le rapport, basée sur une mission de deux semaines effectuée en juin, décrit un climat qui empêche des centaines de milliers de déplacés, suite aux violences post-électorales, de retourner chez elles. Au moins 500 000 Ivoiriens vivent hors de chez eux.

La majorité des populations de la région de Douékoué (théatre du massacre de près d’un millier de victimes) n’ose plus aller dans leurs champs. Des milliers de déplacés reportent toujours le retour dans leurs villages. Le rapport d’Amnesty International évoque des attaques perpétrées par les chasseurs Dozos, supplétifs des Forces républicaines, contre des populations civiles.

Parmi les actes que dénonce Amnesty International, il y a des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité: des viols de femmes, des personnes attaquées de manière systématique uniquement parce qu’elles appartiennent à des ethnies considérées comme favorables à l’ex-président Laurent Gbagbo ou encore des actes de torture très graves.

«Ces actes sont vraiment assez terrifiants et ils sont commis en toute inpunité. Nous demandons au président Ouattara de réellement ouvrir une enquête là-dessus. Nous sommes très content qu’il ait demandé à la Cour pénal internationale d’enquêter là-dessus. Mais il faut envoyer un signal très ferme maintenant pour que ces actes cessent», déclare salvator Saguès, l’un des chercheurs qui ont travaillé sur le rapport d’Amnesty.

Selon le ministre ivoirien des Droits de l’homme, Gnenema Coulibaly, les Dozos ne sont plus habilités à assurer la sécurité. Le ministre ajoute que ces chasseurs traditionnels sont souvent sollicités par les populations elles-mêmes pour protéger leurs biens. Les Dozos seraient devenus une sorte de milice privée très redoutée.

Réaffirmant à New York que tous les exilés doivent rentrer au pays dans les meilleures conditions possibles, y compris de sécurité, le président ivoirien alassane Ouattara, en visite aux Etats-Unis où il a rencontré le secrétaire de l’ONU Ban-Ki Moon et le présidenbt américain Baracxk Obama, a déclaré: “Moi je ne protégerai personne. Je suis le président de tous les Ivoiriens“.

A. T.

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