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CENTRAFRIQUE: Depuis le Cameroun, le président déchu François Bozizé, parle enfin!

Déchu et déçu!

Réfugié au Cameroun depuis le 24 mars 2013, l’ex-chef de l’Etat centrafricain parle enfin de sa déchéance.

alt«Le 10 décembre 2012, notre pays la République Centrafricaine connut une attaque déclenchée par un groupe dénommé “Coalition Séléka” se traduisant par l’occupation de plusieurs villes pillées. Sur convocation du Président en exercice de la CEEAC, son Excellence IDRISS DEBY ITNO, un deuxième sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et du gouvernement s’est tenu à Libreville, du 10 au 11 janvier 2013, après celui de N’Djamena sur la situation de notre pays la République centrafricaine.

Il est rappelé que les termes des accords de Ndjamena et celui de Libreville se résument de la manière suivante:

– l’exclusion de toute option militaire comme solution du règlement à la crise centrafricaine;

– la cessation immédiate des hostilités, des violations des droits de l’homme et le retrait des rebelles de leur position de départ;

– la constitution de toute urgence d’une force d’interposition de la Micopax déployée à Sibut ;

– la signature sans condition d’un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et la coalition Séléka;

– le maintien du Président de la République jusqu’à la fin de son mandat en 2016;

– la formation d’un gouvernement d’union nationale chargé d’organiser des élections législatives anticipées dans un délai de douze mois.

Après la signature des accords de Libreville et la mise en place du gouvernement d’union nationale, grande a été notre surprise de constater que la coalition séléka qui pourtant est représentée dans ce gouvernement à continuer à occuper de nouvelles villes à savoir BANGASSOU, RAFAÏ, BOUCA etc.

Sous le regard des forces de la MICOPAX qui n’ont pu jouer leur rôle, la coalition Séléka a franchi la ligne rouge de DAMARA, attaquant ainsi BANGUI pour renverser les Institutions de la République ; le Chef de l’Etat fut alors obligé de se retirer évitant ainsi un bain de sang.

Fort de ce qui précède, le Président Fondateur de notre grand parti, le parti KWA NA KWA, Président démocratiquement élu de la République Centrafricaine et le Bureau Politique :

1- Dénoncent:

– le renversement des Institutions de la République;

– la suspension de la Constitution;

– la dissolution de l’Assemblée Nationale;

– le pillage systématique des biens des centrafricains et étrangers résidant dans notre pays jusqu’à ce jour;

2- Prennent à témoin la Communauté Internationale installée en RCA et ayant elle-même été victime de pillages ;

3- Exigent le rétablissement de l’ordre constitutionnel;

– La participation de la classe politique et Les représentants des forces vives de la Nation au prochain sommet extraordinaire de Ndjamena à l’exemple de celui de Libreville ;

4- Regrettent l’acheminement systématique et barbare des biens volés vers certains pays voisins;

5- Rejettent toute participation au nom de notre grand parti KNK, à l’actuel gouvernement d’union nationale de Maitre Nicolas TIANGAYE.

6- Expriment sa reconnaissance aux peuples des pays amis pour leur soutien;

7- Sollicitent davantage l’implication effective de l’Union Africaine, des Nations Unies et de la CEEAC pour une évaluation progressive et objective des accords de Libreville afin de garantir une paix durable en Centrafrique;

8- Présentent ses sincères condoléances au peuple frère d’Afrique du Sud pour ses vaillants soldats tombés sur le champ d’honneur pour la défense de la liberté, la paix et la démocratie en RCA.

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